‹ Histoire des chapelles papalesChapitre 5 sur 60 · XX · texte numérisé non relu

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perfluité pour lui , devenait une nécessité pour nous. Ainsi donc, les notes sont souvent comme des corollaires ou appendices obligés du texte ; elles sont plus particulièrement l'œuvre du traducteur. Nous avons pris pour guide M. Moroni lui-même ; mais quand les volumes de son Dictionnaire inachevé nous ont fait défaut, nous avons été obligé de recourir aux auteurs originaux; Bonani, Novaes, Canceliieri, Mabillon, et quelques autres que nous indiquons, nous ont permis de suppléer à l'absence du guide éclairé que nous avions choisi. Quelquefois nous avons rapporté ce que nous avons vu nous-même, et nous devons, pour ce qui est plus particulièrement notre œuvre, réclamer l'indulgence du lecteur.

Il est impossible de décrire les cérémonies des Chapelles papales, sans faire passer sous les yeux du lecteur la nombreuse hiérarchie des dignitaires de la cour romaine. Indiquer les fonctions qu'ils remplissent, soit dans l'État, soit dans l'Église, et parler ainsi, à propos de cérémonies ecclésiastiques , d'administration religieuse et civile , eût été satisfaire , sans doute , une juste curiosité ; mais il était impossible de le faire en quelques lignes, à cause de l'extrême complication des formes extérieures du gouvernement pontifical.

De longs développements sur les institutions civiles n'entraient pas dans le cadre que nous nous proposions de remplir; dans quelques cas très-rares, dont le lecteur sera juge , nous avons très-brièvement expliqué les ÎTonctions de certains dignitaires.

Tels quels , l'ensemble de notre traduction et les notes qui la suivent, présentent, nous le croyons au moins, un tout complet, qui embrasse la vie entière du Pontife romain , depuis le moment où il commence cette vie de sévère et religieuse étiquette , cette existence d'abnégation et de sacrifice, pleine de sollicitude, alors qu'il se fait le

serviteur des ^rviteurs , et qu'il cesse de s'appartenir à lui-même pour appartenir aux autres ^ jusqu'au moment suprême où, pasteur vigilant, il va rendre compte au souverain Maître de son administration. Nous le suivons encore au-delà du tombeau, en feûsant connaître les cérémonies et les prières prescrites pour lui par l'Église romaine. Dans l'ordre des fêtes de l'année, nous décrivons toutes les Chapelles papales^ depuis la Circonasion jusqu'à la fête de saint Jean l'Évangéliste' : il est donc difficile que quelque chose nous ait échappé dans les diverses phases de la vie du Pontife suprême, considéré dans Veooercice de ses fonctions

Nous ne sortons pas du cercle liturgique, et s'il nous arrive dans les notes de faire quelque courte incursion dans le domaine de l'histoire, il est aisé de voir que les documents reproduits se rattachent au sujet principal. C'est ainsi, par exemple, qu'ayant à parler des anciennes mitres de la siiacristie pontificale, des tiares de Pie VI et de ses prédécesseurs, il était naturel de rappeler les déplorables événements qui forcèrent cet héroïque Pontife à les sacrifier à sa sûreté perspnnelle et à celle de ses États. C'est ainsi que nous avons emprunté encore au Dictionnaire de M. Moroni quelques détails curieux et peu connus sur les dernières négociations relatives au Comtat Venaissin, au sujet des protestations du Pape contre les portions aliénées de ses domaines, renouvelées chaque année aux fêtes de saint Pierre et de saint Paul. La gloire de nos armes et le souvenir de nos conquêtes ne doivent pas nous faire oubUer qu'à ç6té de quelques biens , ont surgi , pour l'Italie , de 1798 à 1814, de grands maux. Toute la sagesse des Papes, depuis le pontificat de Pie VII jusqu'à celui de Grégoire XVI , ne s'est appliquée qu'à développer les germes du bien , et à détruire les traces, quelquefois trop fortement empreintes, d'une occupation accompagnée de circonstances calamiteuses.

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