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Nous avons cherché à donner à notre travail on intérêt ixmveau, et qui se rattache au glorieux règne du chef actuel de la chrétienté. LÉglise de France resserre de plus en plus les liens déjà si étroits qui l'attachent au saint Siège ; elle veut les rendre plus intimes en les cimentant, nonseulement par la plus respectueuse soumission et la vénération la plus profonde , comme elle s'honore de l'avoir fait , mais encore par des rapports d'un autre ordre , dont le résultat inévitable est de contribuer efficacement au plus grand iMen de la Religion. Le Pontife qui enseigne FÉglise universelle , n'a pu voir , sans que son cœur en éprouvât une secrète satisfaction , les nombreuses migrations de prêtres français qui n'ont plus voulu rester étrangers aux merveilles de la cité éternelle ; ils ont ouï raconter que le Pasteur siiprême aimait à voir réunis sous sa houlette et les brebis et les agneaux, que le Pontife universel n'avait que de paternelles bénédictions pour tous ses enfants : pleins de confiance , ils ont été chercher la double part qui leur en revient, comme pèlerins catholiques , et comme prêtres de Jésus-Christ , heureux de déposer aux pieds du souverain Pontife l'expression de leur vénération filiale. Associés plus directement au glorieux apostolat du successeur de Pierre , nos Évêques , descendant de leur trône et franchissant les distances , ont été aussi dans les palais apostoliques mettre leurs hommages aux pieds du Pontife couronné; là ils ont pu déposer dans le cœur du Père commun des fidèles les soucis de leur épiscopat , les espérances qu'ils peuvent concevoir, les oraintes qui les préoccupent; comme aussi s'entretenir des graves intérêts de la Religion et des besoins de leur Église en particulier, invoquer les hautes lumières du représentant de Jésus * Christ > et solliciter, enfin, ses grâces et ses faveurs pour eux-mêmes , cdmme pour cette partie de l'Église de Dieu qu ils sont appelés à régir. Ainsi ces antiques liens que les vicissitudes des temps semblaient
( xxm ) avoH^readusmoiDS étroits^ se sont renoues; ainsi ce pieux pèlerinage au tombeau de$ saints Apôtres^ que FÉglise ro* Bsaine aime à voir entreprendre , ces rapports entre le chef de l'Église universelle et les Évêques de France, cimentés^ d'un côté ^ par TeSusion d'une auguste et paternelle bien*veiUance, et de l'autre^ par la plus touchante manifestation de confiance et de vénération , sont venus consoler le cœur du Pontife-, qui est assis avec tant de gloire pour son nom et d'utilité pour l'Église, sur le trône apostolique. Dans sa suprême bienveillance, il a voulu décerner le titre d'Évêque ^ axsistmit au trâne à ceux des Prélats français dont les éminentes vertus et les services rendus à la Religion justifiaient cette distinction, comme à ceux que Tintérêt de leur Église, leurs sentiments de dévouement filial et leur fidélité aux andennes traditions ont appelés auprès du successeur de Pierre.
'^-Une note explicative oà sont relatés les anciens privilèges des Évêques assistants , et où le bref qui institue ces digni* taires est reproduit en entier , se rettacbe , comme on le verra, aux cérémonies communes des Chapelles papales, où ordinairement le Pape nomme Évêques assistants quelquesuns des Prélats présents à la fonction. Cette note fait connat*tre le nombre des Évêques français nommés assistants ^ et le nombre total de ces dignitaires. Nous nous sommes attaché à rédiger avec un soin particulier, la note sur le conclave, qui complète ce qu'il est utile de savoir sur Télectioa du Pontife suprême , et nous avons évité de répéter certains détails plus connus, pour insister sur ceux qui Tétaient beaucoup moins ; nous avons essayé de reprodm're le plus clairement possible le manuel des opérations du scrutin , que nous avons trouvé exposé confusément dans plus d'un ouvrage de renom. Nous pouvons tenir le même langage au sujet des insignes et ornements dont l'Église revêt son auguste chef dans les grandes solennités catholiques; on
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en trouvera rénumération complète et rexplicalion clans. jiç texte ^ et dans la note qui lui sert de corollaire* U est i;^ grand nombre de faits qui se lient à la propre personne du souverain Pontife , aux cérémonies ou coutumes des palais apostoliques^ ignorées des lecteurs français , que la nature 4iu sujet nous a amené à traiter avec brièveté dans plusieurs notes, soit à propos des bénédictions du Pape, soit à prppos de certaines prérogatives qui lui sont propres , ou 4ç plusieurs cérémonies célébrées dans les chapelles secrètes d^i Vatican ou du Quirinal.
On trouvera , dans le texte des Chapelles papales et la npte complémentaire sur les procès de béatification et de cono^iîsar iion y ce qu'il importe le plus de savoir sur cette difficile. !!%• tière. Mous rappelons l'intérêt actuel qu'ont divers diocèsas de France à obtenir du Siège apostolique l'auguste sanfi^flu qu'ils sollicitent en faveur de plusieurs serviteurs de J)ieu, décédés dans l'exercice des vertus chrétiennes ; leurs npu)^ sont classés dans la note , d'après des indications émai^^ de la congrégation des Rites. On n'attache pas en généi:^ assez d'importance aux procès faits dans les diocèses .|^ l'Ordinaire ; les défauts de formalités qui s'y glissent ret^r r dent démesurément les formalités exigées pour procéd^j à Rome, aux informations ultérieures, et arriver à la.fiaqiiô l'on se propose. Il est permis d'espérer que l'auguste Pontife qui , en présence du prince le plus puissant de r£uropft.> vient d'ajouter une si belle page à 1 histoire de la papauté 9 terminera peut-être son glorieux règne en décernant les honneurs solennels de l'apothéose chrétienne à plusii^uqs serviteurs de Dieu , dont le nom et les vertus , chers à l'Église de France, sont une de ses gloires les plus pures, ^i
Enfin, les cérémonies du Jubilé, dont l'année 18S0 doit ramener la célébration pour tout l'univers catholique, décrites avec une scrupuleuse fidélité par M. le chevalier Moroni^ se trouvent reproduites dans notre traduction. On ne s'est
( «y ) pas taajoors contenté (Tun simple récit dans Texposé des diverses cérémonies pontificales ; on a ajouté les prières li* turgiques en langue latine^ dont plusieurs auteurs n'avaient donné qu'une traduction italienne, encore incomplète.
Au milieu de tant de détails et de feits nombreux , se rattachant tous aux fonctions ecclésiastiques du souverain Pontife, l'ordre le plus naturel , que nous avons suivi, est, à peu de chose près , celui de l'auteur lui-même L'ouvrage se divise en quatre parties : la première comprend ce que l'on peut appeler les prolégomènes de la matière, comme, par èxanple y quelques notions historiques sur les Chapelles papales, la description abrégée des chapelles des palais apostoliques oit elles se tiennent, Fénumération hiérarchique des dignitaires qui assistent à ces fonctions y les cérémonies cximmfunes aux Chapelles, et les rites qu'on y observe.
Dans la seconde partie, nous avons fait deux grandes divisions de toutes les cérémonies ecclésiastiques que le Pape peut célébrer durant son pontificat , et qui ont lieu , sœt à des époques indéterminées , soit à de& époques fixes et déterminées j dans l'ordre des fêtes de l'année. Nous décrivons les cérémonies du couronnanent, celles de sa consécration , suivant l'ordre hiérarchique auquel il appartient , et nous faisons l'exposition complète des rites de la messe solennelle , célébrée par le nouveau Pontife. Nous faisons ensuite la description de la prise de possession ^ telle qu'elle avait lieu autrefois, et telle qu'elle a lieu aujourd'hui ;. nous relatons les fonctions pontificales du jubilé universel, celles de la béatification et de la canonisation des vénérables serviteurs de Dieu; enfin, nous faisons la description des honneurs funèbres décernés au Pontife suprême que la providence appelle à elle.
La troisième partie comprend, dans l'ordre des fêtes de Tannée , comme on l'a déjà dit , toutes les Chapelles papales depuis la fête de la Circoncision jusqu'à celle de saint Jean