‹ Histoire des chapelles papalesChapitre 8 sur 60 · XXVII · texte numérisé non relu

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plas de développement. Nous avons résnmé dans une simple note, l'historique des chapelles secrètes des palais apostoliques et des cérémonies qu'on y célèbre, sujet traité avec plus de détail dans l'ouvrage original. Enfin, les notes, sur lesquelles nous nous sommes sufiBsamment expliqué, appendice indispensable de notre traduction, complètent notre œuvre.

En la terminant, nous ne nous sommes pas dissimulé que nous étions peu propre à l'entreprendre ; car nous n'appartenons pas aux rangs privilégiés de cette hiérarchie ecclésiastique , oii la vertu et la science sont plus particulièrement un devoir , comme une douce habitude. L'exemple de M. le chevalier Moroni , malgré la distance qui sépara Fauteur du traducteur, était propre à nous inspirer quelque confiance : placé au sein d'immenses trésors d'érudition ecclésiastique et au centre des lumières , il n'appartient pas au clergé romain , quoique remplissant auprès de l'auguste Pontife régnant un des premiers emplois des palais apostoliques. Nous avons trouvé utf autre encouragement dans la faveur avec laquelle on a accueilli notre JPrécis des Cérémonies papales ^ publié en 1842, où, sous les formes les plus simples, nous avons réuni, surtout pour l'usage de nos compatriotes qui font le voyage de Rome, comme le sommaire des principales /bnc^/ons papales, surtout celles de la Semaine sainte.

n nous a semblé que le grand nombre d'ecclésiastiques qui se rendent à Rome , ceux qui projettent ce pieux pèlerinage , les amis de la Religion qui aiment à étudier ses antiquités sacrées et les saintes observances suivies par le Pontife romain dans ses plus imposantes fêtes, ceux-là même qu'anime l'amour des sciences dans les investigations humaines, trouveraient de curieux rapprochements à faire entre nos rites sacrés et les antiquités profanes ; ils en apprécieront rimportance , surtout s'ils les considèrent comme

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une émanation d'un principe civilisateur y se rattachant aux progrès de la foi et au développement des croyances calholi* ques chez les peuples, à la morale, à l'histoire, proprement dits , et aux beautés de l'art , en général : ainsi il nous a semblé que la lecture des Chapelles papales de M. Moroni pouvait être profitable à tous. Du reste , la multiplicité des livres français à Rome est une conséquence naturelle de nos rapports de plus en plus fréquents avec cette capitale , et du séjour plus ou moins prolongé qu'y font nos Évêques , nos Prêtres, et tant d'autres compatriotes qu'y entraînent ou y retiennent un intérêt religieux ou l'amour de l'étude. Nous sollicitons de tous, et de chacun en particuUer, l'indulgence pour notre traduction.

En finissant ici cette longue préface par ces lignes, que nous inspire une juste défiance de nous-même , nous dirons que nous avons cherché à être utile , à propager surtout parmi le clergé l'amour des études Uturgiques , trop longtemps délaissées. Nous dirons encore qu'en publiant notre traduction nous avons voulu payer un faible tribut de notre vénération profonde à cette Église romaine, mère et maîtresse de toutes les autres Églises, dans la personne du Pontife auguste qui la régit , comme il gouverne l'Église universelle. Nous dirons enfin que nous avons regardé comme une faveur signalée de la providence , d'avoir pu nous-même , à Rome , déposer notre traduction aux pieds du Père commun des fidèles, et solliciter pour nous et notre œuvre sa bénédiction apostolique. Puisse-t-elle être pour nous un gage assuré de la bienveillance de cet illustre clergé français , qui s'enorgueillira toujours d'être le fils aîné de l'Église romaine, et nous servir de recommandation auprès de tous les amis de la Religion , auxquels nous dédions ce modeste travail !

Touloase, 2 Février i846.

1, fresque de M idie l'Ange,

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