‹ Histoire des classes ouvrieres et des classes bourgeoisesChapitre 115 sur 166 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

province d’Afrique les dispositions que celle de 518 avait déjà consacrées pour Tltalie (i). Une loi de Valentinien et de Valens , de l’année 368 , établit une sorte

maximum dans le prix des aliments et des marchandises , afin , dit la loi , que les pauvres puissent acheter le nécessaire ( 2 ). Il se voit dans une constitution donnée par Arcadius etHonorius, en l’année 396 , que ce maximum était fixé dans les provinces par un fonctionnaire qui portait le nom de discussor (3) , et une loi de Valentinien , de Valens et de Gratien , de l’année 369, fait connaître que les fonctions principales du discussor consistaient à visiter périodiquement les provinces pour y faire payer les reliquats des tributs , ou pour les remettre , c’est-à-dire à faire à peu près ce que faisaient dans l’ancien système financier de la France les contrôleurs et receveurs des restes (i).

C’est au commencement du sixième siècle qu’on trouve pour la première fois les hôpitaux et les maisons de refuge. Une loi de Justinien, de l’année 528 , en contient fort au long les règlements. 11 y a des mai-

(1) Provinciales, egeslale vicUis atque alimoniæ inopia lahoranles . • . Quisquis igitur luijusmodi reperietiir , qui nulla rei familiaris subslanlia fultus est, quique liberos suos ægreac difficile sustenlet, per fisciim noslrum . . . adjuvetur. (Cod. Theod., lib, XI, lit. xxvii, leg. 2.)

(2) Negoliatores si qui ad domum noslram pertinent, ne inodum mercandi videantur excedere christiani, quibus verus cultus est adjuvare pauperes et positos in necessitale , provideant episcopi. (Cod. Justin., lib. 1, lit. iv, leg. 1.)

(3) f^id. Cod. Justin., lib. I, (it. ix, leg. 9.

(4) yid. Cod. Theod., lib. XI, lit. xxvi, leg. 1,2.

LES MENDIANTS

sons pour les étrangers errants, sous le nom deXenones ; pour les malades , sous le nom de Nosocomia ; pour les pauvres sous le nom de Plocotrophia ; pour les orphelins sous le nom de Orphanotrophia ,-pour les enfants trouvés, sous le nom deBrephotrophia{i).\Jne autre loi , de l’année 530 , mentionne des maisons pour les vieillards , sous le nom de Gerontocomia , et sous le nom de Paramonaria ( 2 ). Une loi suivante ajoute qu’il y avait un Xeno , c’est-à-dire un . hôpital par ville ( 5 ). Une autre loi de la même année , revenant sur la Jurisprudence qui déclarait nuis les legs faits à des personnes incertaines , statue que les legs faits avec cette seule indication : pour les pauvres , seront valables et devront être délivrés à l’hôpital de la ville dans laquelle est mort le testateur ( 4 ). Deux autres lois du code de Justinien interprètent dans le-même sens, les donations ou les testaments faits en faveur de Jésus- Christ (s), et toutes sortes de legs faits aux martyrs, aux

(1) Nrcessarium.quoque es.se credidimus, eliam super bis aliquid deônire, qui curam suscepertinl suscepliirive sunl veHcrabiliiim Xenoiiiim, et nosocomiorum, et plocliionim, et orphanolropbiorum, et bre[)holrophioruin... (Cod. Justin., lib. I, tit, III, Icg. 42, S 6.)

, (2) . , . Xenodochos, ptocholrophos , aut nosocomos, aut brepliotrophos, aut orphanotrophos, autgeronlocomos, aut paramonarios . . . (Cod. Justin., lib. I, tit, ni, leg. 49,

(ô) Sin autein nullus Xénon in civitate iiiveniatur . . . (Cod. Justin., lib, I, til, iii, leg. 49, S 6.)

(4) Cod. Justin., lib. I, tit. 11 , leg. 26, in prjoein.

(5) Cod. Justin., lib. I, tit. 11 , leg. 26, § 1.

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