CHAPITRE XV
prophètes et aux anges (i). ËnBn, une constitution des empereurs Valentinien et Marcieh ordonne qu’il sera payé aux églises , sur le trésor public , des rentes annuelles pour la nourriture et pour l’entretien des pauvres ( 2 ). Cette loi, qui est le pendant des deux ordonnances de Constantin , des années 518 et 522 , et qui complète, avec celles de Justinien, les règlements sur les hôpitaux, est de l’année 454.
Voihà pur quelle série d’institutions le christianisme réalise cette parole de saint Ambroise sur les biens des , églises, que c’était le patrimoine des pauvres. Il recueillit le legs de misères et de ruines que lui laissait . l’ancien monde ; il donna une valeur réelle à l’alTranchissement des esclaves en les admettant sans aucune défaveur même dans les degrés les plus élevés de la hiérarchie sacerdotale, et pour ceux dans la main desquels la liberté était stérile, et qui mouraient de faim ou de froid malgré leurs droits de citoyens, il créa des asiles toujours ouverts au besoin, à la vieillesse et à la maladie, donnant ainsi, selon qu'on le lui demandait, aux uns le pain de l’âme, aux autres le pain du corps.
(1) Cod. Justin., lib. I, lit. ii, leg. 15.
(■•2) Cod. Justin., lib. 1, lit. n, leg. 12.