CHAPITRE XVI
LES ESCLAVES LETTRÉS
En suivant les races esclaves à travers les vicissitudes de leur fortune , nous les avons vues partir du sein de la famille noble , où elles étaient absorbées, et arriver par raOranchisscnient à l'association communale. Une fois devenus bourgeois , les fils des anciens esclaves se sont distribués en confréries industrielles ; car la commune ne réglait que l’administration de leurs intérêts civils ; les jurandes réglèrent leur travail.
Quand les races esclaves entrèrent dans la commune et dans la jurande, elles venaient d’être affranchies. La propriété terrienne leur était donc .à peu près tout à fait étrangère ; car outre que leur pécule de liberté était fort modique , la propriété de la terre supposait certaines capacités seigneuriales qu’elles n’avaient pas. Le travail, le travail manuel appliqué aux métiers, aux arts, au menu négoce, devint ainsi la condition nécessaire des bourgeoisies naissantes.
Or, le travail ne suffit pas toujours à tout le monde.