‹ Histoire des classes ouvrieres et des classes bourgeoisesChapitre 142 sur 166 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

loire de Tiniandra se lie à l’exil et à la fin tragique d’Àlcibiade. Lorsqu’il eut été banni la dernière fois par les Athéniens , il se retira dans l’un des châteaux de plaisance qu’il avait en Phrygie. Timandra l’y suivit. C’est là que Lysandre , qui cr^jgnait son retour dans sa patrie , le fit assassiner. Quand il fut mort, Timandra , aidée de ses esclaves , prit le corps , le lava des souillures qui le couvraient, l’enveloppa des meilleurs draps quelle eût, et l’ensevelit (i), Laïs la Corinthienne était sa fille (3). Flora était la favorite de Pompée. Géminius, un noble romain, ami de Pompée, l’ayant longtemps poursuivie, elle lui répondit un jour, pour se débarrasser de lui , qu’elle appartenait à Pompée , et qu’il lui fallait sa permission pour écouter Géminius , pensant bien que Pompée , qui l’aimait et qu’elle aimait, ne la donnerait jamais. Pompée, sollicité par Géminius, et comptant sur l’amour deFlora, donna sa permission, dans la persuasion qu’elle serait vaine. Soit légèreté , soit dépit , Flora écouta Géminius. Pompée , outré , ne la vit et ne lui jiarla jamais , et Flora , .saisie de regret etdc désespoir, en fit une maladie dont elle pensa mourir (5). Flora était d’une beauté si majestueuse, queCé-

(1) Ouz'j) â' «Ùtoû Ç AXxiètiSorj) TteaôvT.Oi, xai tc3v pxp&ip'j)v àTTîAOovTMV, ri Ttp.ivSpx tôv vsxpbv àveilezo, x«c rots ccùriiiTzspiêctXoli^cc xxi ngptxa).ù<f^X(ra xtTWviaxotî... (Plutarcll., Alcibiad.. ca|>. xxxix.)

(2) Tkûtvjs {Tijuav^pxç) iéyouae OvyxTépa yevtaOac Ax'îSce , T/jv KoptvOixv... (PInlarch., ibid.)

(3) ^lüpxv Sk, TYir srxipxv, êyaaav rjJnj npga&UTépxv ouvav èntecxüg xü p.-jriy.ovîùgtv Ti)s ygvoyivrjçxvr^ itpbi tôv Uoynr)io-J àyùixi... X. T. /. (Plul.urli., Poinj)., c:i|>. ii.)

LES COUKTISANES.

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cilius Métellus , qui ornait de peintures le temple de Castor et de Pollux , y fit mettre son portrait (i).

Âspasie fut sans contredit la courtisane lu plus célèbre de ranliquilé. Elle était de Milet (2). Son esprit et sa beauté lui firent à Athènes une si grande position , qu'elle menait toutes les affaires de la Grèce. Elle recevait chez elle tous les philosophes et tous les poètes de son temps , et ses visiteurs lui conduisaient même leurs femmes , chose étrange à penser , quand on sait d’ailleurs quelle tenait une maison de débauche (3). Socrate l’allait voir souvent, et Platon écrit, dans son dialogue intitulé Menexène, qu’un grand nombre d’Athéniens de distinction allaient apprendre d’elle le beau langage (a). Périclès s'excusait de la voir tous les jours , comme il faisait, sur ce qu'elle le guidait dans la conduite des affaires de la Grèce. L’opinion commune était qu'il l'aimait passionnément (s). Les comédies du temps

(1) K«(toc Trjv ♦icîipav oÛtw ^^youstv àvQr,<scu xai yeviitdxt Tzspi&ôtiTOv, wore Kaixü.iov Mïtsüov... x. t. Ji. (Plularcll., Pomp., cap. II.)

(2) Plularcll., Pericl., cap. xxiv.

(3) ... K«i ràç yuv«îx«s kxpoxiyofiivxi oi avvriOeii r,yov 6iç «Ùtïjv, xxÎTtep où xov/u'ou nposorüaxv ipyxot'xi, oùSi (rî/xv/jç, àiAà TZxSioxxi érxipoùaxf zpéfooaxv. (Plutaich. , Pericl. , cap. xxiv.)

(4) Menexen ; Ttj îj Sy)Xovôti 'Aonxoixv Xiyeii‘,

Socrat. : Xiyo» yip’ xxi Kàvvov ys tôv M/jT/5o6tou. Oùzoï yip pot Sùo sioi SiSxoAxXot' h pkv, povaixrii' prjTOpixŸii.

(Plalon., Menexen.)

(5) ^xivezxt pinot pxXXoi» iptûztx'ii t«î ^ toü UsptxXiooi xyxTvriatç yevopiw] npbç ’Aoitxoixv. (Plularcll., Pericl., cap. XXIV.)

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