CHAPITRE XVli
l’appelaient la nouvelle Omphale et la nouvelle Déjanire (i),et tout le monde était persuadé que c'était Aspasie qui avait engagé Périclès à faire la guerre aux Samiens, en faveur des habitants de Milet.
Præcia était à Rome , du temps de Pompée, de Lucullus et de Céthégus, ce qu’Aspasie avait été à Athènes du temps de Périclès. Elle avait eu soin de ne se créer de relations qu’avec les hommes éminents, et de faire tourner son crédit au profit de ceux qu’elle distinguait (2). Elle était ouvertement la maîtresse de Céthégus, qui menait alors principalement les affaires de la république , et tous les jeunes gentilshommes de quelque ambition et de quelque avenir lui faisaient assidûment la cour, comme à celle qui pouvait les élever ou les abaisser. Lucullus , qui voulait avoir le gouvernement de la Cilicie et le commandement de la guerre contre Milhidrate , parvint à la gagner par son esprit, et surtout par la munificence de ses présents (5), Aussitôt Præcia se mit à le vanter à Céthégus ; Gétliégiis le vanta à toute la ville , et Lucullus eut le gouvernement qu’il désirait.
(1) *Ev 3k raïç xufiiu3taci 'OpufUti rk vix xat A>jïàvecjO«... ■Kpoix-jope.ûtTxi. (Plnlarcli , PericK, caj). xxiv.^
(2) UpxiY.ix TJS r,'j ôvofj.x.,. tfû.érxipôi nç ehxi xai SpXT- Tnpto;, i'ffXUffï p-iyiazO'J. (Plutarch., Luoilll., cap. VI.)
(3) T«irrivoZi>vTtîXdô)y Süpotçè \ovxovi,XoiY.xlxoX«xs(aiç .. (Plutarch., Luciill., cap. iv.)