‹ Histoire des classes ouvrieres et des classes bourgeoisesChapitre 53 sur 166 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

reixoçy OU celui de SxffiXmv, comme qui dirait château fort ou Palais-Royal ; mais un grand nombre de textes établissent que, quel que fût leur nom, ils étaient tous munis de tours. Dans YAnabase , Xénophuon parle du château du roi Asidate , lequel avait une tour avec des mâcliccoulis (i) et contenait une assez forte garnison. Un peu plus bas, il ajoute qu'après avoir miné ce château, on trouva que le mur avait huit briques d’épaisseur (2). Dans la Cyropédie, Xénophon cite le château d’un chef de tribu nommé Gobryas. Il ajoute que ce chât^u était fort (3). Il résulte d’un autre passage que la U,ur de ce château devait avoir une plateforme avec des créneaux , car elle était garnie de machines de guerre (a).

On trouve dans Virgile deux endroits où sont mentionnés très-posuivement ces sortes de châteaux fortifiés, l’un dans l’Énéide (s), l’autre dans les Géorgi-

(1) IIuf 70 /*«Xoÿ''T£î sîTst oOx èSùvxvTO Ix&eïv Tr,v zùpatv, ùifiriÀ/i yxp XiV, zai /xsyxÀr,, xxi tz poiiX-/smvxi y.xi «vo pxi

xxl /j.xxiy-oz>i ëxovax , ^copùrrstv eTzex^ip^j^xv rbv izùpyo-j. (Xenopli. Anahas., lib. VII, cap. vm. § 1.3.)

( 2 ) '0 âè roXxoi r,v iiti ôxzù TzXivdoJv yrjivùiv rb eupoi.

(Xeiiopli. Anahas., lib. VU, cap. vm, § 14.)

(Z) "Exw S's xxi Teïxoi IsX'^p'ovy xxi X^p^i tTzxpxu ttox/^ç. (Xenoph. Cyrop.. lib. IV, cap. vi, § 2.)

(4) ....Tlyvoxrxi izpbq zû TuQpùoM ^upiw, xxl èpüaiv ûnspiax'^pàv T£ TÔ ïpvfJix, xxl ettî tûv zstxüv ttxvzx Ttxpeaxtvxs/ièxx, 6>ç XV xpxziazx xtzo/jlxxoizo. (Xenopli. Cyiop., lib. V,cap. il, S 2.)

(5) Aut monlana sedcl circiim castella sub arinis.

(Virgil. Æneid., lib. V,v. 440.)

COMMUNE ANTIQUE

ques (i). Quant aux maisons seigneuriales qui se trouvaient dans des villes closes, elles étaient à part et sur une hauteur. Celles de Priara, d’Hector et de Paris étaient toutes trois séparées, à ce que rapporte Homère (2), Virgile en dit autant de celle d’Anchise et de celle du roi Latinus (3).

Tous les témoignages que nous avons recueillis sur les maisons des nobles dans les temps primitifs sont donc unanimes sur ces deux points, qu’elles avaient un donjon et qu’elles étaient isolées. Le donjon était le signe de la juridiction seigneuriale, et l’isolement la conséquence de la juridiction paternelle ; même nous avons déj à fait observer que les raisons de ce dernier fait n’étaient pas difliciles à donner. Le fait général et primitif sur lequel repose la valeur historique des familles, c’est la puissance paternelle, et la puissance paternelle elle-même repose sur la succession non interrompue des aïeux nobles. Or, cette puissance pater-

(1 ) ... Norica si quis

Castella in tumulis. . .

(Virgil. Georg., lih III, v. 473, 474.)

(2) "ExTwp $k npbç SùifiKz' ’A^s^ivSpoio ^sSr,xst

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'EyyùOc tï Uptx/j.oio, xai "ExTOjOOs, èv 7rôis« ôipx-ç.

(lliad., Hb. VI, 313, 314, 315, 316. 517.)

(5) Anchisæ domus arboribus oblecla recessit.

(Virgil. Æneid., lib. II, v. 300.)

Tectum augiislum, liorrendiim sylvis. . .

(Virgil. Æneid., lil). VU, v. 313, 3|4, 315, 516. 317.)

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