CHAPITRE XII
magasin (i). 11 le faisait mesurer, avant de l’admettre, par le corps des mesureurs experts (a) , et il le faisait porter à Home par une autre corporation de caboteurs du Tibre, distincte de la grande corporation des navicularii, à laquelle on donnait le nom de corpus^ caudicarium, comme cela se voit dans une loi d’Honorius, de l’année 417 (s).
par l’empereur au préfet des subsistances, afin (pi’il surveillât les boulatif];ers ; on y lit ces passages :
... Si quærela panis, ut assolet, concitelur, tu promissor iibertatis sediliones civicas momentanea satisfactione dissuivis.
. . . In fraiidulenlos distringe : panis pondéra æquus exarainalor inlende; solliciliiis auro pensetur.
(Cassiodor. variar. lib. VI, formul. xviii.)
(1) ’Hffav É? xKTÔc tvjv fisyia-njv oïy.ot itcc/â.-
fj-SyéQetç, èv oTç ô T^TtôXeixopYiyoùfievoi àipzoi iyivtro. (Socrat. hisl. ecclésiast. , lib. V, cap. 18.)
(2) Ad excludendas fraudes . . . porluensium menso~ rum . . . (Cod. Tbeod., lib. XIV, lit. iv, bg. 9.)
(5) Qui navem Tiberinam habere fuerit ostensus , onus reipublicæ necessarium agnoscat. (Cod. Theod., lib. XIV, tu. XXI, leg. 1.)
Du reste, ces bateliers du Tibre, naulce Tiberni, étaient identiquement les mêmes que ceux qui sont désignés dans la loi 9 du litre ivdu livre XIV, et dans la loi 2 du titre iii du même livre, sous le nom de caudicarii, comme l’établit ce passage de Sénèque :
Et naves nunc quoque, quæ ex antiquâ consuetudine per Tiberim commeatus subvchunt, cautftcarim vocantur. (Senec. de Brevit. vit., cap. 13.)
D’un autre côté, Varron explique ainsi la signification de caudicarius :
Quod anliqui plures tabulas conjunclas codices dicebant,
JURANDES ANTIQUES
Les caudicarii, arrivés à Rome, distribuaient le blé dans les établissements de boulangerie qui étaient situés à peu près un par quartier , c’est-à-dire au nombre de quatorze pour la ville entière (i).Ces établissements, qui avaient une comptabilité à part, qui étaient dirigés par trois maîtres boulangers, dont un remplissait pendant cinqansles fonctions de doyen ( 2 ), et tous les trois élus , étaient autant de membres et de succursales de la boulangerie romaine. Le blé y était moulu avec des moulins à bras (3) , et le pain y était cuit ( 4 ) et vendu pour la consommation de tout le monde. Il paraît, par une loi d’Honorius, de l’an 398, qu’on fabriquait habituellement du pain de trois qualités ( 5 ).
à quo in Tiberi naves codicarias appellamus. (Varr. apud Konium, cap. xm, niini.. 12.)
(1) .. .Seplemcohorlesopi)ortunislocisconsliluit(Cæsar), ut binas re|;iones Urbis iinaquæque cohors tuealur. (Cod. Jiist., lib. I, tit. XV, leg. 5, in proem.)
(2) Ces maîtres boulangers qui administrent les succursales sont désignés sous le nom de Patronipistorum dans les lois 2 , 7 et 12 du litre la du livre XIV du Code Théodosien; la loi 7 s’exprime ainsi sur le doyen :
Post quinquennii tempus emensum, unus Priorii. patronisp istorum olio donetur.
(5) Cum servis, mo/w, . . . (Cod. Theod., lib. XIY, tit. ni, leg. 7.)
(4) ... Annona in pane cocto domibus exhibenda . . . (Cod. Theod., lib. XIV, tit. xvi, leg. 2.)
(5) Horace mentionne du jiain qu’il appelle de seconde
qualité:
. . . Vivit siliquis et pane secundo.
(Uorat. Epist., lib. II, episl. i, v. 123.)