‹ Histoire des classes ouvrieres et des classes bourgeoisesChapitre 95 sur 166 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

térieurcs. Voici les trente-cinq mentionnées dans la loi de Constantin : il y en a qu'il n'est pas facile de reconnaître, soit que les textes aient été altérés, soit que les spécialités qu'elles embrassaient aient péri dans le naufrage de la civilisation antique.

C'étaient les corps de métiers suivants : les architectes, architecti; les sculpteurs plâtriers, laquearii; une sorte de couvreurs, dont parle Tertullien dans le Traité sur l'idolâtrie, et qu’il appelle, comme Constantin, albarii (i); les charpentiers, tignarii; les médecins, medici; les lapidaires, lapidarii; les ciseleurs sur argent, argentarii; les maçons, slructores; les vétérinaires , mulomedici ; les équarrisseurs de pierre, quadratarii; les fourbisseurs, barharkarii ; un corps que Cujas croit être celui des paveurs, et dont le nom , probablement corrompu , est dans la loi de Constantin , scasores; les peintres, pictorcs; les sculpteurs, sculptores; les ouvriers qui travaillaient et perçaient les perles, diatritarii; les menuisiers, intestinarii; les statuaires, statuarii; les peintres décorateurs, musivarii; les ciseleurs sur cuivre, œrarii; les forgerons, /èrrarn; les marbriers, mamorani; les doreurs, deauratores; les fondeurs, fusores; les teinturiers en pourpre, blatiarii; les paveurs en mosaïque, tessellarn; les orfèvres, aurifices; les miroitiers, specularii; les charrons, carpentarii; les porteurs d’eau,

(1) Scit Âlbarius lector et tecta sarsire, et tecloria inducere, et cisternam liare, et ciraatia distendere, et inulta alia ornamenta præler simulacra parielibus incrispare. (Tertull. de Idolatr., cap. viii.)

JURANDES ANTIQUES

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aqiue libratores; les vitriers, rtïnart»; les ouvriers sur ivoire, eburarii; les louions, fullones; les potiers, figuli; les plombiers, plumbarii; les pelletiers, pelliones (i).

La loi de Constantin ne mentionne que ces corps de métiers, quoiqu’il y en eût bien d'autres; il suflîra de dire que toute profession avait ses statuts , qu'il y avait une jurande pour les diseurs de bonne aventure, mentionnée dans une loi d'Honorius et d-’Àrcadius, de l’année 4 H, sous le nom de corpus nemesiacoruin{i), et que les mêmes empereurs ne dédaignaient pas de s’occuper des règlements du vénérable corps des MAITRES PORTE-BANNIÈRE AUX FÊTES (s), et de Icurs nombreuses variétés, depuis les signifêri , qui sont le genre, jusqu’aux cantabrarii, qui sont l’espèce.

(1) Cod. Theod. , de Excusaltuuib. arlific. , lib. XIII, tit. IV, leg. 2.

(2) Nemeslaci , à Deâ Neraesi, quæ eadein est cura bonà Forlunà. (Cod. Theod., Notul. Golbof. ad lej;. 2 tit. vu, lib. XIV.)

(5) Si^niferi, . . . qui sciiicet signa , et in his deorum , ferebanl in pompis, festis, ludicrisgeniililiis. (Ibid.)

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