LIVRE III. — 0BUXIÈIIS PAMIE. •— GHAMTRB Xli. -— § i
ni^tàre de Golbert, wtee qu'il fait jouir d'années prospères ceux que rinégaliié et le besoin venaient de tant accabler, djooBie aux idées et aux sentisieafs de personnalité et d^^alité fiocicAes^par une démonslration plus complète en quelque sMtQ, une^ puissance plus grande.
Comma SuUy, comme les gouvernements qui avaient eu quelque fécçndité , cette administration en effet prit là son rtt980rè; etice fut. une oeuvre autrement difficile pour elle, qui nefie4nouvaiipaSy ainsi qu'en 1600, en face d'un épuisemmt provenu de l'excès d'une vie sociale tout animée du souffle de l'individualité. Elle avait à raviver ce souffle, usé sous les lois contraires , à reprendre après Richelieu, dans une situa* tionpice et. pour des intérétsautrement compliqués^leprogramtmé tracé par les États et les Notables au début du désas^ treux système dont on touchait le fond : son action dut être radicale, presque révolutionnaire vis-à*vis des faits existanttl, créatrice à beaucoup d'égards.
. Dès l'abord elle va droit aux sources. La production et le producteur agricoles sont le grand levier des progrès passés ; c'est celui qu'elle mettra enjeu, où elle cherchera l'aliment dé tous les autres, une large assise sur laquelle ils pourront être édifiéi^. Avant tout elle y tarit le mal. Sortant des expédients, des <c routes obliques » ^ com me dit Forbonnais (1 ), par lesquel-i les on poursuivait, entre le travail et les besoins» un équilibre aussi infaisable à cette heure qu'il l'avait été à la fin du seignorat, sans considérations que pour l'individu ou les classes dont le labeur Dourrit^ enrichit les autres, elle atteint, pa^ ^ plus large suppression faisable des immunités (2), le principe mêtaie de la disproportion progressive sous laquelle tout pé-
' (4) Sar Tannée 1660.
'(2) Par le r^lement des: tailles de 1663, et par i'édit de septembre 10C4, qui. révoque loua lea anoblissements postérieurs à 1634. Cf. les Cireulaireê aax iBiendanis : 26 août 1663, 1" septembre I87i, i«'join 1680. Corr. adm,, ibid.
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rissait, parce que toute force pour produire en était détruite (1 ); parall^ementy elle dégage la culture de tout ce dont un ordre sévère dans la perception de la taille pouvait enrichir le trésor public, de tout ce qu'avaient d'excessif, d'improductif partant, les contributions indirectes. Le terrain social refait à proprement parler de cette manière, les mesures ou les inspirations de nature à imprimer au travail agraire le plus rapide et le plus fécond essor se succèdent, tirant aine force d'action nouvelle des longues et vastes enquêtes qui les précèdent chacune, et d'un sens d'État rarement égalé, moins communément encore écrit dans les lois avec autant d'élévation.
Gomment cette administration dégreva les campagnes de
leurs dettes communales (2) ; avec quelle ferme et patiente volontéelle les fit rentrer de plein droit, complètement, sans perte, dans leurs terres et dépaissances collectives (3) ; de quelles faveurs répétées elle entoura la multiplication du bétail et dans quelles énormes proportions elle l'y accrut (4) ; quels larges en-
(1) « Cette vermine qui les ronge continoellement, » écrit^il, au sujet de l'indomptable génération de l'immunité au sein de l'État. (Dépêche du 13 janvier 1680.)
(2) Vaste travail, entrepris en r662 et qnll n'acheva que peu avant sa mort. Sa correspondance révèle quelle importance et quels soins constants il y donna. Voir en particulier sa dépâche du 12 décembre 1671, .relative spécialement aux dettes des villages ruraux. {Corr. adm,^ ibid.)
(3) Ord. d'avril 1667, qui fait rentrer « sans aucune formalité de justice > les communautés d'habitants dans les « fonds, prés, pâturages, bois, terres, « usages, communes, communaux, droils et autres biens communs par eux « vendus on échangés, * sous condition de rendre, en dix annuités, au denier 24 d'intérêt, le prix principal payé légitimement et ayant tourné ao profit des communautés; tous les habitants, même les exempts et privilégiés, devant figurer au rôle de remboursement.
(4) Non-seulement par la restitution des pâturages communs, dont c'était un des buts déclarés (V. Préamb,), mais par Tinterdiction sans cesse renouvelée de saisir le bétail de labour ou de cheptel pour Timpôt. I.'ord. civile de 1667 prescrivit même, quand les saisies se feraient au nom du propriétaire et pour son fermage, de laisser au saisi, « pour soutenir sa vie, » une vache, trois brebis et deux chèvres : art. 14 du tit. xxxiii. — Cf. Règlem. de mars 1668, ord, du 25 janvier 1671 et d'avril i667 précitée, art. 3.