‹ Histoire des classes rurales en France et de leurs progrès dans l'égalité civile et la propriétéChapitre 106 sur 145 · DE COLBERT A QUESNAY · texte numérisé non relu

DE COLBERT A QUESNAY

(( Lorsque des temps plus difficiles survinrent ou que des a mains moins habiles administrèrent les affaires, » écrit Forbonnais, en terminant sa belle analyse de l'administration de Colbert, et le soulagement dont les campagnes avaient joui c( fut retiré ; les habitants retombèrent du malaise dans rince digence ; à mesure que l'imposition augmentait, que les « privilèges se multipliaient, les vices de l'arbitraire se faic( saient sentir plus vivement ; la nourriture du bétail s'a- « néantit sous le régime de l'imposition, des saisies qu'il fut (( permis d'en faire -ou des poursuites : la milice mina la poc< pulation affectée à l'agriculture pendant une guerre longue c( et sanglante ; enfin cette partie s'anéantit sous les débris de « la finance, avec le commerce lui-même dont les fondements c( étaient mal assurés. » Ce n'est pas l'administration personnelle de Louis XIV, uniquement, que ces lignes résument, mais la vie économique de la France dans sa succession logique, on peut dire fatale, entre le moment où le grand roi se fit le seul conducteur de l'économie publique sous le nom d'hommes incapables d'avoir une autre volonté que la sienne, et celui où la science et l'opinion, soulevées à la (dis contre un milieu social devenu absolument inviable, suscitent la révolution civile et politique qui a soustrait les intérêts agri-

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