‹ Histoire des classes rurales en France et de leurs progrès dans l'égalité civile et la propriétéChapitre 63 sur 145 · LIVRE III. DEUXliVE PARTIE. — CHAPITRE U · texte numérisé non relu

LIVRE III. DEUXliVE PARTIE. — CHAPITRE U

l'autorité publique faible, insouciante ou complice, Tiuipôt public s'ajoutant toujours, avec ses abus propres, à ces charges déjà si lourdes, le sort^ des classes rurales et des intérêts de propriété sous Tadministration monarchique a pu être et a été si souvent malheureux. Mais sous ces réserves, et à la condition qu'on observe exactement le synchronisme et le rapport des faits et desjinesures, leur action réciproque et simultanée j on trouve dans les ordonnances un tableau parfaitement suivi de l'existence des classes rurales et des intérêts agricoles pendant l'administration royale, c'est-à-dire pendant les cinq siècles où cette existence a pu avoir sur les événements publics une influence appréciable, et, à la fois, en ressentir le contre-coup.

Ce tableau présente trois périodes, distinctes chacune par un caractère très-accusé. — Une embrasse le treizième siècle tout entier, en tant qu^époque préparatoire de Taffranchissement civil et du rôle effectif des classes rurales dans les faits généraux : ouverte réellement en 1296, par l'émancipation des homes de cors d'Orléans, elle se clôt quand Louis X, ôtant en quelque sorte toute légalité au servage, décrète la condition vilaine comme l'état régulier de toute personne non noble (1) : — une seconde, pendant laquelle la liberté s'établit définitivement partout dans les campagnes, ' se termine par la révision du droit et des rapports sociaux au seizième siècle : — la dernière, qui part de cette réformation profonde, et où des différences très-grandes dans les circonstances publiques marquent des phases particulières, conduit à 1789. Sans diviser absolument cette Deuxième partie sous ces catégories arrêtées, leur plan, qui somme toute dôifiine les faits, me guidera pour.l' exposition qui me reste à faire ici.

(O'OrJ. dtt 5 jufUet'iatS. — C'^st le RectiHl Isamberl, etc.. qui m'a servi le plus soavenl pojur l'étude des ordonnances.

Page 1