SIÈCLE
S 1. — Devoirs et action générale du gouvernement dans cette période.
Des temps singulièrement plus troublés rendirent l'amancément des classes rurales plus pénible à partir de Philippe le Bel. C'est mêlées aux plus rudes épreuves du pouvoir royal, engagées dans les plus ardentes luttes, qu'elles eurent a établir définitivement la liberté civile dans la culture, et à poursuivre cet accroissement successif du champ et des forces du travail, du droit individuel et du domaine, dont elles venaient de faire le moyen définitif de leurs progrès. Néanmoins, quelques traverses qui surgirent, ce fut invariablement de cette manière qu'elles avancèrent, au delà même des deux cents années environ qu'embrasse la nouvelle période où on va les voir agir : soit qu'elles recherchassent et atteignissent simultanément les deux buts, soit qu'elles fussent contraintes de s'appliquer divisément à l'un ou à l'autre, elles n'ont vu le progrès qu'à développer en elles la personnalité et la possession.
Au reste, en même temps quç les circonstances s'aggravent devant elles, le pouvoir central montre plus ostensiblement qu'il fait, de les élever par là, une doctrine, un intérêt d'État. Il s'assigne publiquement ce rôle, et il ne manque d'en re-