‹ Histoire des commandements de l'EgliseChapitre 100 sur 129 · De eccles. discipL, c. xiv. P. L., t. CXXXII · texte numérisé non relu

De eccles. discipL, c. xiv. P. L., t. CXXXII

5. . Guipant [Graeci] Romanos etOccidentales quod sal)bato jejunent ; quando quideni ipsi Orienlales omni sabbalo prandcanl, nescientes, ut credinius, quod non onines Occidentales Ecclesiae hacconsueludine teneanlur, sed Romana, vel aliae quaedam Occidentales ecclesiae; siquideni major numerusOccidentalium in sal)bato non jejunai. » Contra Graecor. opposil., 1. IV, c. m. P. L., t. CXXf. 311.

»). Cf. supra, p. 271.

samedi, et qu il en est de même du concile d Enham *. Raoul Glaber en fait un simple jour d'abstinence de chair-. Dans sa Régula clericoriim, Pierre de llonestis en parle comme d'un jour consacré à l'abstinence, mais seulement à certaines époques de l'année, de la Nativité de saint Jean-Baptiste à Féquinoxc d'automne, et au même titre que le mercredi 3.

Rome seule et ceux qui lui tenaient de plus près gardaient, avec d'autant plus de fidélité, le jeûne du samedi. Le cardinal Humbert '' et saint Pierre Damien •' sont parmi ses derniers témoins. Dès 1078, un concile tenu à Rome même enregistrait, pour ainsi dire, la défaite subie, en n'imposant plus ce jour-là que l'abstinence de la chair ^' .

Si l'on considère l'ensemble de l'Eglise occidentale, c'était donc une discipline bien incertaine que celle du samedi. Ici, le jeune, qui dégénère peu à peu en simple abstinence; là, une abstinence observée plus ou moins fidèlement par les laïcs; ailleurs, moins encore, une abstinence imposée aux seuls clercs. En

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