‹ Histoire des commandements de l'EgliseChapitre 8 sur 129 · L'ÉNUMÉRATION ET LA LISTE DES COMMANDEMENTS · texte numérisé non relu

L'ÉNUMÉRATION ET LA LISTE DES COMMANDEMENTS

de riiomme » ; la seconde partie est ainsi désignée : « Le Viat de salut, auquel est comprins l'exposition du symbole, des dix commandemens de la Loy, du Pater noster, et Ave Maria, composé par le dit Révérend Père en Dieu ». A partir du fol, 70 commence une longue exposition du symbole en rimes par quatrains, et, au fol. 110, se lisent nos cinq distiques des commandements de lEglise. Le volume est de 1538, antérieur de près de trente ans au catéchisme de Pie V.

Mais ne nous laissons pas égarer par le titre. Ce n'est pas Guillaume Parvi qui était l'auteur de la liste et de sa mise en vers, car on la trouve, près de cinquante ans plus tôt, dans le Lwre de Jhésiis ^qui forme la seconde partie du Compost ou Kalendrier des bergers, dont les premières éditions datées sont de 1491 et 1492 '. En voici le texte avec tous les commentaires qui l'accompagnent :

V Quomandemens saincte église

Les dimanches messe orras (ouïras), Et les festes de commandement.

Tous tes pèches confesseras, A tout le moins une foys lan.

Et ton créateur recepvras.

Au moins a Pasqucs humblement.

Les festes sainctitireas, Qui te sont de commandement.

Quatre temps vigiles jeûneras, Et le Caresme entièrement.

i. Diclionnaire de Théologie Catholique, deV\c\NT-MiNGENOT. t. III,

Quinteinent au Uçre de Jhesus sont les cinq cornmandemens de saincte église que doivent garder tons ceulx et celles qui ont usaige de raison selon quil sera possible. Et est dit selon quil sera possible, pour ce que lomme ou la femme qui ne se pour r oit confesser ou ouyr la messe, ou recepvoir nostre Seigneur a Pasques, ou garder la feste commandée ou la Jeune dobligacion : quant auroit {>oulente dobeir puis quil seroit légitimement empesche ne pescheroit mie. Mais se garde lomme ou la femme que avarice paresse ou désir de veoir esbatemens mondains : comme danses Jeux ou bateleurs ou desprisement de saincte église ne soit cause quil nenfrengne et trespasse le commandement affin quil nencoure damnacion, de quoy nous gart la miséricorde de Jhesus.

]cy est a noter que la transgression des commandemens de saincte église oblige a pèche mortel et par conséquent a damnacion comme fait lobligacion des commandemens de la loy desquels avons devant parle. Car ceulx qui oyent les prestres faisans les commandemens en leglise aux dimenches heure de messe parrochiale : et accomplissent iceulx commandemens oyent Dieu et font sa voulente. Mais ceulx qui mesprisent ses prestres en tel cas et ne font leurs commandemens selon lordonnance de Veglise mesprisent Dieu et pèchent mortelement.

Ce commentaire indique évidemment que le recueil des commandements de l'Église nétait pas absolument chose nouvelle, puisque les prêtres avaient coutume de les réciter dans Téglise pendant la messe

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