‹ Histoire des commandements de l'eglise [microform]Chapitre 10 sur 141 · Ibid,, XVIII · texte numérisé non relu

Ibid,, XVIII

ralité de leurs compatriotes refusait dé reconnaître ; pour cela, il leur fallait des réunions particulières, qui devinrent de plus en plus nécessaires, quand aux premiers fidèles se furent adjoints des gentils absolument étrangers au judaïsme. Au sabbat on ne tarda pas de joindre le dimanche, qui est déjà mentionné une rfois dans les Actes ^ et une fois dans la 1*® épître aux Corinthiens ^,

Voici, probablement, comment les choses se passèrent.

Les apôtres et leurs disciples, après avoir assisté à l'assemblée de la synagogue, se réunirent à part pour faire « en mémoire » du Christ le repas eucharistique. Cette réunion, qui succédait à celle que prescrivait le judaïsme, commençait à la tombée de la nuit, pour s'achever à l'aube du jour suivant ; ce devait être la règle, surtout quand les chrétiens disséminés en petites communautés dont chacune ne pouvait posséder un des apôtres ou un prêtre étaient obligés, s'ils voulaient renouveler ensemble la Cène, de parcourir plus de chemin qu'il n'était permis d'en faire le jour du sabbat^. Bref, au sabbat on ajouta le premier jour de la semaine. « De très bonne heure, dit M^'' Duchesne, les chrétiens adoptèrent le dimanche.. . Il est possible que, tout à fait à l'origine, le choix de ce jour n'ait été dicté par aucune hostilité à l'égard des habitudes jui-

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