‹ Histoire des commandements de l'eglise [microform]Chapitre 115 sur 141 · Rom., XIV · texte numérisé non relu

Rom., XIV

290 HISTOIRE DfîS COMMANDEMENTS DE L'ÉGLISE.

partie intégrante. Dès le iv^ siècle, saint Cyrille de Jérusalem ^ et les Constitutions apostoliques l'affirment, celles-ci, à l'occasion du jeûne de la semaine sainte : « Les jours de la Pâque, disent-elles, depuis le lundi jusqu'au samedi, jeûnez, et n'usez pendant ces six jours que de pain, de sel, de légumes et d'eau; abstenez-vous alors de vin et de chair, car ce sont jours de deuil et non de fête ; le vendredi et le samedi, ceux qui en ont la force jeûneront complètement jusqu'au chant du coq du jour de Pâques ^. » L'abstinence précédemment indiquée paraît donc bien imposée par la loi commune.

Cette loi doit même être plus ancienne, car la Didascalie, que l'on fait remonter jusqu'à la seconde moitié du m® siècle, impose des prescriptions encore plus sévères : « Depuis le lundi, durant les jours de la Pâque, vous jeûnerez, et vous ne mangerez que du pain, du sel et de l'eau... Le vendredi et le samedi, vous jeûnerez complètement et ne goûterez rien ^. »

On le voit, il ne s'agit pas ici de pénitence pratiquée de plein gré par des abstinents volontaires, mais d'abstinence imposée, sinon par une loi positive, au moins par une coutume qui remonte jusqu'aux origines mêmes de l'Église. Et c'est de cette abstinence commune, en effet, qu'on s'occupe dans cette étude.

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