‹ Histoire des commandements de l'eglise [microform]Chapitre 12 sur 141 · Epist. Barn,, xv, S · texte numérisé non relu

Epist. Barn,, xv, S

C'est aussi le dimanche, d'après saint Justin, que tous les fidèles de la ville ou de la campagne se réunissent en un même lieu pour entendre lire « les commentaires des apôtres » et les écrits des prophètes, et pour assister à la célébration de la messe ^

C'est le dimanche qui a pris la place du sabbat, dit saint Ignace, chez ceux qui ont reporté sur le Nouveau Testament la foi qu'ils avaient auparavant à l'Ancien 2.

Sur l'observation du dimanche (irep't xupiax^ç), Méliton de Sardes compose tout un traité malheureusement perdu,

Denys de Corinlhe, écrivant à l'Église de Rome, mentionne le dimanche comme jour de réunion : «Aujourd'hui, dit-il, nous avons fait le dimanche, et nous avons lu votre lettre ainsi que celle qui fut adressée autrefois à notre Église par Clément ^. » Et afin de passer pour chrétiens malgré leurs observances judaïques, les Ébionites célébraient le dimanche comme les vrais fidèles''.

Le dimanche est le jour de fête, celui où, dès le temps des apôtres, dit saint Irénée, on omet de fléchir le genou pour prier. Assister à la réunion du dimanche, c'est faire acte de chrétien et c'est assister au sacrifice eucharistique.

Telle est, semble-t-il, la forme sous laquelle se pré-

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