CHAPITRE IV
Les fêtes tu sanctifieras qui te sont de commandement.
L'institution des fêtes n'est pas une pratique particulière à une religion, c'est, plus encore que celle du dimanche, une des pratiques communes à toutes les religions et à tous les peuples. Tous les peuples ont connu diverses catégories de fêtes, les unes mobiles comme le cours des astres dont elles célébraient des épisodes : néoménies, solstices que l'on attribuait à l'action de divinités bienfaisantes; les autres fixes, comme l'anniversaire de la fondation de l'empire, de la naissance du souverain ou de son héritier présomptif, d'une grande victoire remportée sur les ennemis du peuple ou de la tribu. Et leur célébration comprenait, avec l'offrande de sacrifices, une certaine abstention du travail manuel ^ .
Les Juifs connaissaient de même cette double ca-