Macrobe, Satwnalia, 1. 1, xv et xvi
tégorie de fêtes et les célébraient par des cérémonies spéciales.
Si l'institution des fêtes est donc un fait commun à toutes les religions, il ne faut pas nous étonner que le christianisme en célèbre lui aussi; par là il touche au fonds communs de tous les cultes religieux.
Toutefois, c'est entre la fête chrétienne et la fête juive que la parenté est plus proche; c'est à celle-ci que nos fêtes chrétiennes ont emprunté parfois et le jour et même certaines modalités de célébration.
Parmi les fêtes juives, quelques-unes étaient particulièrement saintes et solennelles; elles duraient plusieurs jours, dont les plus saints étaient le premier et le dernier. Ainsi en était-il de*la fête de Pâque qui durait septjours et qui trouvait dans la Pentecôte comme la conclusion d'une octave de semaines ; la fête des Tabernacles durait huit jours, célébrée tous les jours par des sacrifices joyeux. Enfin, aux trois fêtes principales, tout juif devait se présenter, dès le premier jour ou au moins l'un des six autres, devant le Seigneur, et faire l'offrande d'un sacrifice personnel.
Telle était la distribution des fêtes juives. Elles s'ajoutaient au sabbat de chaque semaine, et le Seigneur avait dit à son peuple après les avoir énumérées : « Telles sont les fériés du Seigneur que vous nommerez célèbres et saintes; dans ces jours-là vous offrirez au Seigneur des holocaustes et des libations, selon le rite propre à chaque jour ^ ».