Voir note ci-après p
l'on inscrit sur le catalogue spécial de chaque Eglise, il faut « sabbatiser », c'est-à-dire s'abstenir de tout travail; l'assimilation est complète désormais entre le sabbat juif et le dimanche, entre le dimanche et les fêtes.
Abstention du travail, — Ce n'était pas, d'ailleurs, à proprement parler, une nouveauté. Les Constitua tions apostoliques, dans un texte que nous avons indiqué précédemment, avaient imposé, pour les grands jours de fête, les observances dominicales soit quant à la messe soit quant aux œuvres serviles. Et ces jours de fête comprenaient la grande semaine préparatoire à la fête de Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, Noël, l'Epiphanie, les fêtes des Apôtres, de saint Etienne et d'autres qui ne sont pas explicitement nommées ^ A peine un siècle plus tard, le pape saint Léon, dans un de ses sermons, nous montre les fidèles revêtant, les jours de fête, leurs plus beaux habits, signe indubitable que, ces jours-là, ils s'abstenaient de travailler ^.
On comprend donc que saint Césaire en appelle, pour imposer le repos, aux constitutions des saints Pères 3, et que les signataires du concile de Mâcon pa-
i. « Tota magua hebdomada, et proxima sequenti vacent,... die Assumptionis vacent,... inPentecoste vacent,... in die festo Natalis,...in die festo Epiplianiae,... in diebus Apostolorum,... io die Stephani protomartyris item vacent ac reliquis diebus sanctorum martyrum,... qui Christum vitae suae anteposuerunt. i> Const. Apost., Ylll, xxxiii. P. G., t. I, col. 579-S82.
2. a Rationabile et quodammodo religiosum videtur per diem festuminvestitu nitidiore prodire, et liabitu corporis fiilaritatem. mentis ostendere. » Sermo 41, De Quadragesima, m, 1. P. L., t. LIV, 272