‹ Histoire des commandements de l'eglise [microform]Chapitre 50 sur 141 · Synod. Lucana (1308), c. l\ii. Mansi, t. XXY · texte numérisé non relu

Synod. Lucana (1308), c. l\ii. Mansi, t. XXY

gnon ^ , Béziers ^. A Tarragone, on établit, quant à l'âge, une distinction entre les garçons et les jeunes fiUeê : l'obligation commence à quatorze ans pour les premiers, mais à douze ans pour les dernières '.

Cette diversité dans la manière d'expliquer le canon serait dénature à nous étonner si nous n'en pénétrions pas la cause. Si des conciles du xiiie siècle ont retardé à douze et quatorze ans l'obligation de la confession annuelle, ce n'est pas que les enfants de cette époque fussent moins développés que les nôtres et qu'ils attendissent cet âge pour discerner le bien du mal; c'est qu'on voulait retarder jusqu'à la puberté l'obligation de la loi. Que tel fût le motif, Azor le montre dans le commentaire qu'il en donne : à la fin du xvi* siècle, cette opinion conservait donc des partisans sérieux. Pour parler comme les scolastiques, on prenait les obligations imposées par le canon, non pas in sensu diviso^ mais in sensu composito. L'ensemble du texte était considéré non comme un recueil d'obligations diverses, mais comme une seule obligation comprenant à la fois le précepte de se confesser, celui de communier et la punition qui sanctionnait la désobéissance. Le précepte et la peine formaient un seul tout. Or, disaient les commentateurs, si les peines de droit positif, à moins de dispositions spé-

1. Statuta Avenionen., édita anno 1344, in Synodo S. Lucae. Martèke, Thésaurus Anecdotorum, t. IV, S66.

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