ConciU Bituricen. (l-iSG), c. xin. Mansi, ib
l'obéissance, s'efforçaient par tous les moyens de tromper la vigilance de leurs prêtres. Afin de pouvoir tenir la main à la stricte observation de la loi, on obligea chaque curé à se procurer, avec les fonds de l'église, et à tenir un registre minutieux de tous ceux qui s'étaient confessés à Pâques ; les autres prêtres ou les Religieux lui communiqueraient par écrit le nom de ses paroissiens qui auraient usé de leur ministère. Ainsi, on trouverait aisément quels étaient ceux qui n'avaient pas satisfait au précepte, et leurs noms seraient communiqués à l'évêque dans le synode d'après Pâques ^ .
Mais l'Eglise tenait plus à prémunir les chrétiens contre leur négligence qu'à punir ceux qui
désertaient le sacrement; aussi prescrivait-elle aux prêtres et surtout aux curés, parfois sous peine d'excommunication 2, d'avoir en langue vulgaire et en latin le texte du décret de Latran, et de le publier en langue vulgaire. Ajoutons, pour achever cette matière, que les conciles joignaient parfois aux peines d'ordre
1. Concil, Narbonnen. (1227), c. va : « Statuit praesens synodus, quod notnina illorum omnium qui peccata sua confessi fuerint, scribatitur a capellanis, qui confessiones audiverunteorutndem. » Mansi, t. XXni, 23. Cf. Concil. Arelalen. (127S), c. xix. Mansi, t. XXIV, 152 ; item, Concil. apud Pontem Audomar. (1279), c. v, ib., 283. Le concile de Bénévent de 1331 , c. Lxvii. Mansi, t. XXV, 971-972, prescrit de communiquer à l'évêque les noms de ceux qui se sont confessés ; item, Statuta Avenionen. édita an. 1341, in Synodo S, Lucae, c. ii. Martène, Thésaurus Anecdotor., t. IV, 566; Concil. Biterren. (1351), c. xii. Mansi, t. XXVI, 250. En Espagne on prescrit simplement la tenue d'un registre où seront marqués les noms de tous ceux qui ont atteint l'âge d'être soumis au précepte. Concil. Toletan. (1339), c. v. Mansi, t. XXV, 1146.