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C. XVI, Dist. II, de Consécrations

Cantorbéry affirme que dans l'Église grecque chaque fidèle communie tous les huit jours, celui qui l'omet^ trait trois dimanches s'exposant à l'excommunication; mais, chez les Romains, communie qui veut, et l'on n'y a pas l'excommunication si prompte ^ . Ailleurs, un concile bavarois affirme aussi que les Grecs, les Romains et les Francs ont coutume de communier tous les dimanches et donne comme règle cette communion hebdomadaire ^.

Malgré toutes les invitations et admonestations, on ne parvenait pas à implanter ou à maintenir la communion fréquente parmi la généralité des fidèles. Dans le pays même où Théodore de Cantorbéry travaillait à obtenir la communion hebdomadaire, le concile de Gloveshow, désespérant d'y parvenir, et constatant d'autre part que beaucoup de chrétiens avaient pour cela des dispositions par trop insuffisantes, se tournait vers les enfants et les vieillards, et demandait qu'au moins on exhortât les enfants, avant l'âge des passions, et les hommes mûrs ou avan-

1. « Graeci oranî dominico die communicant sive clerici, sive laici, et qui tribus dominicis non communicaverit, excommunicetur. Romani similiter communicant qui volunt, qui autem noiuerint, non excommunicantur. » Gapitul. Theodor. Cantuarièn. archiep., c. xii. ScHMiTZ, Die Bussbûcher und die Bussdisciplin der Kirche, t. I, Î534.

2. < Ut sanctum sacrificium sumere non tardent... et non sicut, pro dolor ! a multis fieri solet ut allquando spatium anni pertransit, quo non percipit suae sacramenta salutis qui numquam unam septimanam progredi debuit. Attamen ila vos ammonemus, ut infra tertiam et quartam dominicam a vobis non neglegatur, cum etiam et Graeci et Romani seu et Franci omni dominico comraunicent. » Conc, Bajvr waric. (740-730), c.\i. Mon, Germ.Concilia, t, il, 52.

ces en âge et déjà convertis, à recevoir l'Eucharistie plus fréquemment ^

A côté de cette discipline, on en constate une autre, moins exigeante que celle de la communion hebdomadaire, plus que celle du concile d'Agde, et que l'on essaya d'implanter spécialement pour le temps du Carême. Théodulfe d'Orléans impose à tous les fidèles, hormis les excommuniés, de recevoir l'Eucharistie tous les dimanches du Carême et, en plus, les jeudi, vendredi et samedi saints, le jour et toute la semaine de Pâques^. Et l'on constate les mêmes demandes exposées dans un capitulum de Rodulfe de Bourges^ (845 -866), et dans les leges ecclesiasticae d'un synode d'Anse''.

Le pape Nicolas P"" va plus loin encore : il invite, il exhorte très instamment les Bulgares à communier tous les jours du Carême'^.

1. « Laici pueri fiimilUer hortandi sunt, qui necdum videlicet lascivientisaetatis corruptela sint vitiali, ut saepius communicent : nec non et provectîoris quoque aetatis, seu coelibes, ,seu etiam conjugati, qui peccare desinunt, ad hoc ipsum admonendi sint, quatenus frequenlius communicent. » Conc. Cloveshov. n (747), c. xxiii. Mansi,

t. Xn, 402.

2. € singulis diebus dominicis in Quadragesima, praeter hos qui excommunicati sunt, sacramenta corporis et sanguinis Ghristi bumenda sunt, et in GoenaDomini, et in Parasceve, in vigilia Paschae et in die Resurrectionis Domini, penitus ab omnibus communicandum, et ipsi dies pasclialis hebdomadae omnes aequali religione colendi sunt. » theodhif. Aureuanen. Capitular. xu. Mansi, t. xni,

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