Sermo Si/nociaKs, Massi, t. XIX
d'Othon de Bamberg que nous avons citée ailleurs'.
Pourtant, il n'est généralement question dans les textes que de la communion aux trois grandes fêtes ; c'est celle-là que l'on trouve ordinairement rappelée 2.
De plus, il semble, à lire attentivement les documents conciliaires et autres, que les communions n'ont pas toutes trois la même importance et ne paraissent pas obligatoires au même degré. La plus importante était incontestablement celle de Pâques, qu'elle fût fixée au jeudi saint ou au dimanche suivant. C'est celle sur laquelle on insiste de préférence, tandis qu'il est plus rarement question de la préparation spéciale que l'on doit apporter à celles de Noël ou de la Pentecôte. Césair« d'Arles parle bien de la communion de Noël ; mais en général on parle plutôt de celle de Pâques, tantôt préparée par l'office du vendredi saint, comme le note longuement un concile de Tolède^, tantôt localisée au jeudi saint, jour où les pénitents publics, afin de la recevoir, sont réconciliés avec la société chrétienne'', tantôt enfin fixée au jour même de Pâques, comme l'indique un
i. Voir plus haut, p. 4S8.
2. Cf., en plus des textes déjà cités, Leges ecclesiat. Canuti régis, c. XIX. Mansi, t. XIX, 539; Conc. Aenhamen., c. xx. Mansi, ib., 308-309; Conc. Strigonien. (1H4), c. iv. Mansi, t. XXI, 100 ; etc.