In c. Consilium, X, de Observatione jejwiior., n
France. Néanmoins, depuis une quarantaine d'années, des induits renouvelés périodiquement par le saintsiège la suppriment pratiquement chez nous, comme elle l'a été à peu près dans tous les autres pays de l'Église latine ^. Bientôt elle rejoindra le jeûne et ne sera plus pour nos arrière-neveux qu'un lointain souvenir.
III. Le Carême. — L'origine du Carême et les vicissitudes de sa discipline sont beaucoup mieux connues. Un bref exposé peut donc suffire.
Les origines. — L'attestation la plus ancienne du jeûne quadragésimal est celle de saint Irénée (130-202) , transmise par Eusèbe. On y a fait allusion plus haut. Le désaccord entre le pape Victor et les évoques d'Asie portait, dit le docte évêque de Lyon, non seulement sur le jour où l'on doit célébrer laPâque, mais aussi sur le mode du jeûne : les uns pensant qu'il faut jeûner un jour, d'autres deux, d'autres un plus grand nombre, d'autres enfin quarante heures consécutives de jour et de nuit^. Cette indication de saint Irénée nous reporte aux années 154 ou 155.
Un peu plus tard, au temps de TertuUien, en Afrique, vers l'an 200, les fidèles jeûnent d'un trait le vendredi et le samedi saints, les deux jours où, suivant le langage biblique, « l'époux a été enlevé ». En dehors de ces deux jours, quelques fidèles jeûnent aussi plus ou moins fréquemment ; mais ces deux jours sont les
1. Cf. l'induit du 6 juillet 1899 pour l'Amérique latine et le décret du T septembre 1006 pour Tltalie.