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ment à la pratique de la pénitence, tous prenaient leur repas à midi. Au xv^ siècle, ce fut l'enseignement commun des auteurs.
On avait cru par le sacrifice de l'accessoire sauver l'essence ; on n'y réussit pas : sur la pente du laxisme l'essence rejoignit bientôt l'accessoire.
Placer le repas à midi, c'était permettre, l'aprèsmidi, un travail plus intense; mais le corps fatigué réclamait vers le soir quelque adoucissement. On permit d'abord un peu de liquide pour se désaltérer, car il était reçu que le liquide ne rompt pas le jeûne : l'Église ne l'interdit pas, précisément parce qu'il a plutôt pour fin de désaltérer et d'aider la digestion que de nourrir, bien qu'il nourrisse en quelque façon, dit encore saint Thomas ^ . Cependant, les liquides communément acceptés, l'eau et le vin, ne suffisent pas toujours ; ils ne sont même pas pour tous également digestifs. Puisqu'on les employait plutôt comme digestifs et désaltérants, et qu'il est d'autres liquides encore plus digestifs et qui étanchent mieux la soif, par exemple des eleetuaria, sortes de gelées plus ou moins liquides, de conserves, de fruits confits, ne pourrait-on remplacer l'eau ou le vin par ces eleetuaria F Saint Thomas estima que c'était permis, comme de prendre toute autre médecine, à la seule condition de n'en pas prendre une grande quantité et par manière de nourriture. Cette quantité n'étant pas déterminée, ce fut à la coutume de la fixer et de protéger la règle du jeûne.