‹ Histoire des commandements de l'eglise [microform]Chapitre 99 sur 141 · Historia Francor., 1. X, c. xxxt. P. L. t. LXXI · texte numérisé non relu

Historia Francor., 1. X, c. xxxt. P. L. t. LXXI

3. « Ut a feria sancli Martini usque natale Domini secunda, quarta et sexta Sabbaii jejunetur et saciiDcia quadragesimali debeant ordine caelebrari. » Conc. Matiscon. (383), c. ix. Maassen, p. 157.

vaientsetransmettrependantlongtempsles théologiens etlescanonistes : origine divine ou fondée surFÉcriture (Jérémie, c. xxxvi), institution par l'Eglise, jusqu'à l'explication de ce fait, qu'en Avent on ne jeûne que trois fois par semaine, tandis que durant le Carême on jeûne tous les jours * .

Toutefois, en dehors des pays que nous venons de mentionner, il ne paraît pas que le jeûne de l' Avent fût d'obligation. Nicolas P% dans sa lettre aux Bulgares, le présente plutôt sous la forme d'abstinence, comme une pratique de pénitence à recommander aux grands pécheurs ^.

Ainsi, avant d'avoir obtenu plein succès, le carême de r Avent voyait commencer sa décadence. A la fin duxii^ siècle, elle est très avancée. Au concile d'Avranches de 1172, non seulement le jeûne, mais l'abstinence elle-même n'est plus dans cette région que de conseil, un conseil adressé spécialement aux clercs et aux soldats 3. A Rome il subsiste encore, mais en Portugal on ne sait s'il est d'obligation, car l'archevêque de Braga, incertain, en présence d'opinions diverses, interroge là-dessus le pape Innocent III et celui-ci, au lieu de répondre à l'archevêque qu'il y a obligation de jeûner, dit simplement qu'à Rome on observe le jeûne'' . Il n'y a rien de bien clair à tirer de Durand

1. De Institutione clericorum, 1. II, c. xxii. P. L., t. CVII, 336.

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