‹ Histoire des comtes de FlandreChapitre 163 sur 236 · DE FL · texte numérisé non relu

DE FL

un grand nombre, entre autre.? les sires de Vaucouleurs et de Vendin. Libert de Beauffremont reçut une blessure si grave qu'il mourut en arrivant à Arras. On l'inhuma chez les Frères-Mineurs.

Dans la Flandre wallone, les rigueurs de l'hiver n'avaient pas non plus arrêté les hostilités. Le gouverneur de Lille, Siger le Courtraisien, noble et valeureux chevalier, ne laissait aucun répit aux gens de Tourmà. Le territoire de la ville était sans cesse ravagé, les routes et les canaux interceptés, de manière qu'on ne pouvait plus y vivre. Les Tournaisiens eurent recours à Jacques de Bayonne, lieutenant du connétable à Saint-Omer, et ce seigneur leur dépêcha Fouques de Merle avec cinq cents chevaliers ; ce qui n'empêcha point Siger à continuer ses excursions. Un jour le sire do Merle alla se mettre en embuscade aux environs de Tournai. Comme à l'ordinaire, la garnison de Lille vint escarmoucher jusqu'aux portes de la ville. Le maréchal prit les Flamands à dos, tandis que les Tournaisiens les recevaient chaudement du haut de leurs murailles. Les Lillois se défendirent avec courage, mais ils reçurent un rude échec, et il y eut cinquante nobles et riches citoyens tués ou faits prisonniers. Fouques de Merle séjourna tout le reste de l'hiver à Tournai, en compagnie de Michel de Ligne, maréchal du Hainaut.

L'armée flamande fut, au commencement de mars, remise sur pied par Jean et Gui de Namur et Guillaume de Juliers. Elle était divisée en deux grands corps. Le premier, presque entièrement composé de Gantois et de Brugeois, commença les opérations sous la conduite de Jean et de Gui et assiégea Lessines, petite ville très-fortifiée, depuis longtemps sujet de querelles entre la Flandre et le Hainaut, qui s'en disputaient la mouvance. Arnoul d'Audenarde la tenait du comte de Flandre : le comte de Hainaut enleva par surprise le sire d'Audenarde, s'empara de Lessines, et de ce poste fit beaucoup de mal aux gens d'Audenarde et de Grammont. C'est pour cette raison que les Flamands, désireux de reprendre Lessines, y concentrèrent une partie de leurs forces, et l'attaquèrent vigoureusement. Jean

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