‹ Histoire des comtes de Poictou et ducs de Guyenne; contenant ce qui s'est passé de plus memorable en France, depuis l'an 811 jusques au roi Louis le Ieune ed. by J. Besly the youngerChapitre 16 sur 38 · CHAPITRE SEIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME

Brosse depuis Vi comté. — Généalogie de Hugues Capet. — Le roy Robert conseillé d'espouser Bertlie par les éresques de France. — Les évesqucs de France donnent dispense poor un mariage. — Le pape excommunie pour ce mariage le roy Robert. t Ce qui arrira en suite. — Robert espouse Constance. ~ Qu'estoit son père. — Provence appelée Aquitaine, pourquoy. — Le Languedoc unyà la Guyenne.— Généalogie des comtes deTbolose esclaircie. »— Erreurs d'aucuns historiens sur ce sujet. — -Hildebert éresque du Mans improove les pélérînages des princes* — Fondation de l'abbaye de Magies ait.

Guillaume , quatriesme du nom , recueillît, à tiltre de succession de son père Guillaume III , les corniez de Poictiers , de Limoges, Xaintonge, et pais d'Aunix avec la duché de Guyenne Tan 993; peu de temps après, à sçavoir le 21 de septembre, selon un mémoire de Fleuri 997, Hugues Capet décéda, et Robert son fils régna seul. Or d'autant que le due estoit encores bien jeune quand il commença d'administrer le duché , plusieurs seigneurs, enflez de biens et d'alliances , entreprindrent de brouiller , espérans de faire leurs affaires et s'agrandir aux despens de leur seigneur. Aude-

bert I, comte de Périgord et de la Marche , nefast pas des derniers La cw^ue à faire esclater sa mauvaise affection. Il se jetta aux champs, et t'bï'cIXa» prit d ' emWée le cha steau de Gençay et le déraentela , pource qu'il G mi: , s iBo*>n, se vîd faible pour le garder , le duc le fit rebastir tout de neuf et

crnnta de la Mar- »lt ■» » j» • t i

che , e , a* qu'i. mettre en meilleure défense , puis ordonna des gens pour conserd.i.ncKiie éuitM ver l a place, laquelle Audcbert alla investir, et comme il présu—

femme; mai» U te # i • i a a *» —

p«ut faire quHi y moit en estre desjà le maistre , tomba par sa faute en un grand aï G.!',." mal-heur » car se pourmenant à cheval autour du chasteau par trop n «ji. «ugîeuxde confidence, et comme s'il eust esté victorieux , il fut atteint ri!! dé d un coup de trait délasché de dedans, et porté mort par terre. Son na..die,..n.ex. CQ fc t enseye \{ a Sainct-Sauveur de Gharroux , laissant un seul

primeriieelutae *

poi^r», comme fils de son mariage et d'Adelmodie de Limoges , duquel Boson II , nZ° cillt son oncle, frère du deffunct, prit la tutelle avec le tiltre de comte u.... j e p^ r igord et de la Marche. Le duc peu après mist le siège de-

vant Belac , où le roy Robert vint l'assister en personne , estant suivi d'une belle troupe des meilleurs guerriers de la France ; néantmoins la fortune se monstra moins ennemie de Boson que d'Audebert. Car après que le roy et le duc y eurent longuement tenu leur camp, qui estoit puissant, et conséquemment plus incommode et de moindre durée, la nécessité les, contraignit de se retirer frustrez de leur espérance. Autre occasion de malheur se présenta en queue du précédent. Guy, vicomte de Limoges, fils de Géraut, estoit chargé de plusieurs enfans qu'il avoit eu d'Emme son espouse, dame d'illustre maison. Aymar, l'un des puisnez, voyant sa part de la succession paternelle bien petite au regard de son courage, voulut s'accommoder de Brosse, place qu'il juge oit à sa bienséance, joint que le vicomte son père en estoit desjà seigneur d'une moitié, et l'autre appartenoit à Hugues sire de Gargilesse ; s'introduisant au dedans il en usoit comme de son propre. Hugues pour se recouvrer de sa perte employa le duc et Boson comte de la Marche depuis peu pacifiez ensemble. Ils y amenèrent une légère armée. Le vicomte qui avoit assemblé ses alliez vint frapper sur eux de si grand courage que beaucoup y laissèrent la vie, et le reste se mit en désarroy ; ainsi il dégagea son fils. Brosse alors ir estoit pas encore vicomté comme elle *a esté depuis, et s'est rendue far

meuse par la valeur et grandeur des seigneurs qui l'ont possédée , toutesfois le tiltre en est fort ancien. Environ ce temps le duc espousa Adelmodie , sceur du vicomte Guy, laquelle estoit veufve d'Aldebert I , comte de Périgord et dé la Marche ; de ce mariage naistra Guillaume V duc de Guyenne. (Une histoire de Limoges dit que le père d'Adelmodie s'appelloit Aymar de la maison de Ségur au Bas-Limosin , gouverneur de la province , lequel elle met pour tige des vicomtes de Limoges , ce qui n'est pas ; car elle estoit fille du vicomte Géraud, et de Rothilde au tesmoignage d'Hildegarins, évesque àV Limoges, son frère, par une chartre , laquelle monstre aussi que Guy avoit espousé Emme , fille du vicomte Aymar '.et de Melinsende , qui est Mélusine) comme aussi Eudes I, comte de Chartres et de Tours , surnommé le Champenois, oncle 4e nostre duc , venant à décéder l'an 993. Le roy Robert prit à femme Rerte ou Bertrade , sa veufve , quoy qu'issus de germains de par leurs ayeules Herberge et Havoise, sœurs d'Othon 1, empereur, d'autant que du lit de Gerberge et de Charles le Simple vint Mathilde Où Mahaut, femme de Conrad, roy de la Haute-Bourgongne , lesquels engendrèrent Berte ; et du mariage de Havoise et de Hugues le Grand , dit le Blanc, duc de France , sortit le roy Hugues Capet, père du roy Robert Davantage le roy avoit tenu on dés en fans de Berthe sur les fonds de baptesme r et par ce moyen contracté alliance spirituelle avec elle. Cette parenté luy donna sujet de communiquer de son mariage avec les évesques et prélats de son royaume qui le luy conseillèrent en une assemblée ou synode convoqué à cet effect. C'estoit une manière de dispense accordée par l'église gallicane , laquelle se fonde volontiers sur le bien public , utilité du royaume et de l'estat des affaires , attendu que Berte estoit du sang de Charles-Magne , niepee du roy Lothaire , et cousine germaine du roy Louis , dernièrement décédé sans lignée i ce qui pouvait lui engendrer quelques faveurs , et rendre sa domination plus grâcieuse envers les François. Aussi que Hugues Capet avoit toujours désiré que* Robert prist alliance en une maison royale * comme luy-mesme tesmoigne par une lettre. Abhon, lors abbé de Fleury-sur-Loyre, beaucoup estimé de son

temps, essaya de divertir le mariage, et ne 1 ayant peu faire travailla depuis pour le casser par divorce : le roy se roidit au contraire. Le pape Grégoire V, qui se sentit mesprisé par l'église gallicane , y adjousta les foudres de l'excommunication , et le premier de ses prédécesseurs par une forme inouïe en France, entreprit d'interdire le royaume en un siècle favorable , et propre à faire Valoir son authorité. Le roy en fit peu de cas , sans n éantmoins s'en offenser ouvertement, craignant possible de remuer mal à propos en un estât nouvellement estably, lequel il falloit asseurer par prudence et modeste dissimulation. Un italien , contre vérité et Contre le tesmoignage du PP. Léon IX i a escrit que ce furent les prélats françois qui jettèrent l'excommunication contre le roy t ce qui engendra une telle terreur et scrupule de conscience que tout le monde se retira de sa fréquentation , sauf deux simples valets qui demeurèrent pour lui administrer Ses nécessitez, ét pour le servir à table , lesquels mesmes après son repas jettoient au feu en signe d'abomination les ustansiles et meubles de service. Le roi néantmoins persévérait toujours en l'amour de Berte, d'autant' plus qu'elle se trouva grosse de son fait : mais an lieu de couches heureuses qu'ils en espéroient, elle délivra d'un monstre au récit d'un fragment de l'histoire de France. Pierre Damian, cardinal d'Hostie, autheur du siècle, explique l'énigme , et dit que l'enfant avoit la tête et le col difforme comme si c'eust esté d'une oye* Ce jouet ou erreur de nature gagna davantage sur le cœur du roi que les admonitions d'Abbo , ni les censures du PP. ni avoient imprimé de crainte v, parce qu'il creut que c'esloit œuvre de Dieu* et une juste punition pour avoir transgressé les canons de l'église. Ce fut lors qu'il se sépara de Berte ; le temps n'en a esté précisément cotté par les autheurs mis en lumière. Toutes fois il se trouve une chartre pour Sainct-Maur des Fossez de l'an i ooo , indict. 1 2 , le 12 du règne de Robert , par laquelle à la supplication d'Adelais sa mère , et de Berte, son espouse, il confirme une donation d'un Ermenfiroy, chevalier , «t Erminsende ou Ërmenson sa femme : mais il faut croire que Berte, quoy que séparée du roi, se qoahfioit reine. Le roi après cette séparation espousa Constance , fifle de

Guillaume IV comte de Tholose » et deuxième du nom, comte d'Arles et dé Provence, qui est tout un. Aucuns veulent dire que Constance estoit fille d'un .duc de Guyenne. Si de Guillaume III 4 Emmé, belle-sœur de Berte t ènst esté sa mère , par ainsi Robert; eust espousé"kveufve d'Eudes I de Champagne et sanièpce. Si de GunV laumè IV pareil inconvénient d'alliance se rencontrait. ?uis ce dernier n'avoit esté marié sinon quelques trois ou quatre ans devant, et ne pouvoit avoir de fille nubile , joint que le roi et le duc estoient cousobrins et issus de deux sœurs; ralliance royale seroit glorieuse à la Guyenne , mais il ne faut rien feindre contre la vérité. Voicy la source de l'erreur. Luitprand tesmôigne comme chose advenue de son temps, que Raimon, prince d'Aquitaine, espousa Bertë, veufve de Boson, comte d'Arles, environ l'an 9,46, comme aussi Glaber dit que le roi Robert de France prit à femme Constance , fille de Guillaume ,' comté de -Tholose et duc d'Aquitaine; et du Tillet allègue un tiltre , par lequel Ponce , comte de Tholose, est qualifié duc d'Aquitaine. Tout cela est vray, pom> veu qu'on l'entende de Provence appellée Aquitaine à cause d'Aix siège archevesché, où commandoient ces princes Raimond, Ponce, et Guillaume, qui d'ailleurs estoient aussi comtes de Tholose. Car le rnesme Raimond, nommé duc de Gothie dans Flodoard , -et Bo^ son et Hugues I, rois d'Italie sont pareillement dits ducs d'Aquitaine, pour signifier Provence , à cause de la susdite ville d'Aix, ce qu'il faut bien remarquer , car cela sert à démesler plusieurs lieux de l'histoire. Et d'autant que la ligne directe des comtes de Tholosè fondit en quenouille, et par le mariage d'une fille héritière de cette grande seigneurie , elle fat réunie et jointe à la Guyenne , il sera bon d'expliquer tout d'un traict cette généalogie , car ç'a esté chose ignorée jusques icy. Doncques Raimond I, comte de Tholose ou de l'Occitanie , prit à femme Berte, veufve dé Boson II, comte d'Arles , auquel elle avoit porté ce comté-là en dot , comme estant fille de Boson I et de Gisle de Bourgongne. Ce Boson I estoit frère paternel de Hugues I , roy d'Italie , l'un et l'autre enfans du comte Thibaud qui avoit espousé Berthe, fille de Lothaire, roy de Lorraine, petit-fils du Débonnaire , quoy que Cuspinien , Onur

phre, et Sigenayentditque Hugues , roi d'Italie, estoit fils d'un tre Lothaire, fils dn roi Lothaire et de Tiéberge , ce qu'ils ont inventé ^ et ont esté suivis des François qui s'aident dèleur aothorité , et de celle de Luitprand qui n'a rien laissé de tel en son histoire: mais bien il monstre par tout que Hugues 'estoit fils de Berte, sans dire si elle estoit fille de Lothaire , fils de Lothaire, empereur , et; qu'à ce tiltre langues fonda sa querelle pour le royaume d'Italie, après que la race masculine de GJiarles-Magne eut pris fin , tout ainsi que Guy t duo de Spolette, et Béreogier , duc de Frîoul, prirent semblable fondement de leurs mères princesses , cm. ms. et ^Q es j e F ranGe • pour se dire rois d'Italie. Or Raimond comte

Aeetpit «alem '

de Tholose, mari de Berte, fut père de Guillaume HI, aussi comte Z*~ZcZ!Z. Tholose, et premier du nota, comte d'Arles^ àa chef de sa mère;

h«ut.m r.. ce stui-cy prit l'habit de religieux par les mains de Mayeul, abbé de iZ'JZiïZ Cluny , peu devant l'an 993 au récit d'Odillon. De lui vint Guil-

Cluny , peu devant l'an 90,3 A laume IV de Tholose, et deuxiesme d'Arles qui succéda en tous ses •ucm, ne, tiltres et estats , et fut marié avec Blanche d'Anjou , soeur de Gode-

Gtit. C«m. Ait'

é,g. âKffh — firoy Grisogonnelle I et Constance de Fouques-Nerre; comte d'Anjou. ^ZJm^^JuZ Yves de Chartres parle de ce mariage, duquel issirent Guillaume V, ruUmU - comte de Tholose , et troisiesme comte d'Arles , et Constance, ii.m,f«w«-«. femme du roy Robert, ce qui enseigne l'erreur de ceux qui ont ÎLLaOZ ï"x* é Fouques fust oncle de Constance , laquelle peut aussitucomnu.naiam tost avoir esté surnommée Blanche pour dire fille de Blanche à «/«." m <«4 cause que sa mère s'appelloit ainsi , que pour la blancheur et la polttà TrJ m ' *k h^seiwe de son teint: et de fait on a remarqué que les François se 4, fmpnitwn. sont rencontrez avec les Grecs en. cette manière de parler élipti- C "T,,u. m '£lL q«e. Ce Guillaume V de Tholose et nostre duc espouseront dans r«m P .t» «, peu d'années les deux sœurs, et se verront beau-frères : voilà en as.* Guiiiw,. peu de mots esclaircy ce qui n'est peu confus et énvelopé parmi vT, pmîp^^. ^ es escrivains. Cependant Odoran nous advertisi que Bèrté nonobsdTc^ate v,dM> ** n ' son ^ vorce * e * k mariage du roy , et la naissance de Hugues , «.d«; e . u i.ro, son fils aisné, tenta une révision , et à cet effet suivit le roy en un fen.^ C dTiLou^ v °y a ge qu'il fit à Rome. Toutesfois son voyage ne lui servit de rien, vin, «u a, phi. encores que l'on n'a pas remarqué précisément Tannée, puis que Hugues estoit desjà né ; Taage qu'il avait au temps de sou sacre

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enseigné que c'est après- 1 Wio07 , il y alla encore l'an 1 026» Si est- «■ ce que Hildebcrt, évësqne du Mans, *t depuis arche vesque de* Tours , n'approuve nullement que. les princes facent des pélérina- « «es en personne. Le prince, dit-U , s'oblige à un vœu, mais Dieu fw . l'oblige à sa charge , et à ce qu'il .doit , si le pélérinage est à P*éfé- /^^"^^ ter àl administration de Testât, il doit abandonner son sceptre et ^ i-« prendre le bourdon, majs>sife màniment du royaume est un bien "'^1'^ i comparaison beaucoup ipms grand et plus séant , lé prince doit J££'£

seoir en son palais et pourvoir aux plaintes et doléances et cla^ «r meurs de «on peuple affligé , et afin que tous vivent pour lui il doit *"" nl( vivre, pour tbù* * vivre pour le bien de la chose publique, et nuit et jour travailler pour eue. Le prince dévotteux* afin d'obvier à in-***finis périls et inconvénient qui peuvent survenir durant un loingv- cJLa» c.im* tain voyage en estrange païs, y peut envoyer ses offrandes ; lesquelles toutesfois seront tousjours mieux ansmosnées en ses païs et seigneuries , estans distribuées en la nourriture des pauvres , ou employées en bastimens des temples et autels , qui servent à l'ornement de son royaume et à magnifier ses richesses : mais principalement pour glorifier le sainct nom de Dieu de qui tous les biens et les puissances terriennes dépendent. Or ce siècle-là vacquoit volontiers aux oeuvres de piété et de dévotion, mesmement nostre duc , lequel se voyant jouir d'une profonde paix , se mit à bastir des églises, et à restablir des monastères tombez en ruine , on par vieillesse , ou qui restoient à restablir du ravage et barbarie des Normans. Ses prédécesseurs avoient construit un fort chasteau en l'Isle de Maillezais , où ils tenoient d'ordinaire une bonne garnison pour servir de bride contre ces voleurs , d'autant qu'ils avoient de coustume de descendre souvent en l'Isle , qui leur estoit une entrée pour piller et brigander le païs circonvoisin , qu'on peut dire sans envie le plus gras et le meilleur de Poictou. Comme ils eurent perdu la route de nostre mer , le chasteau demeura inutile pour le fait de la guerre , le duc prit plaisir à l'embellir et y fréquentait souvent pour le plaisir de la chasse et de la pesche. La duchesse Emme, mère du duc, tira des religieux de Sainct-Martin de Tours , et les mit à Sainct-Pierre le Vieux , un bourg qui est

hors de Tlsle , bien qu'il en despende v Le doc son fils prit de là occasion de leur quiter son chasteau dont il fit anmosne à Dieu , et le convertit et appropria en line grande et que lui et sa îemme Aaeixnoaie dotèrent donnèrent toate Tlsle qui est grande et spacieuse , et sèment grasse et fertile , adjoustèrent Soibc , 'Sauveré t Chalais , Verne* , l'Hermenaut autrefois place forte , Petoces, la Chauvière, la Bastière , Fraigneau , Taixon, Santon , Disiay , l'Arceau , Boixe, Samct-Médard-des-Prez, Coutigné, et plusieurs seigneuries et biens a présent de vinglHïioq on trente mil livres de reven Emme, du consentement de son fils, y donna aussi le le-Tard avec tous les serfs et gens de suite qu'elle y avoh amené de Tours pour la culture des lieux. C'estoit Tune des terres que le (en duc son mari lui avoit assignées pour son douaire.

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