‹ Histoire des comtes de Toulouse (volume 3)Chapitre 18 sur 68 · ANT · texte numérisé non relu

ANT

Les chrétiens cessèrent d’être voués aux supplices pour leur foi, lorsque Constantin vint visiter les Gaules (1). On sait que ce prince, après sa victoire sur Maxence, eumbrassa le christianisme, et se fit, dès lors, un devoir de le protéger; il voulut même, par zèle pour l'Église, étouffer un nouveau schisme dont l’évêque Donat était le créateur, et dont les sectaires prirent le nom de donatistes.

Nous avons dit ce que les Gaules avaient dù d'instruclion, de prospérité, de grandeurs à la nation conquérante qui les avait soumises: mais, malheureusement pour les peuples de la Narbonnaise, les Romains, en leur apportant les avantages d’une civilisation avancée, leur avaient aussi appris à connaître les fruits amers d’une société corrompue : aux mœurs si pures des Tectasages s'étaient substitués le goût effréné des plaisirs, la soif dévorante des richesses, tous les vices, en un mot, qu'enfante l'esprit de désordre et de débauche. Dès le 1v° siècle, les Gaules participaient à la dépravation qui conduisait Rome à sa perte. Là aussi, toutes les mauvaises passions avaient remplacé les sentiments élevés et honorables : le pouvoir, tombé dans des mains indignes, n’était plus entouré d'aucun prestige: chacun ne pensait qu'à parvenir à la fortune, et la religion elle-même, malgré la puissance qu'elle conservait encore, n'était

4) J'avait un palais à Arles, et il fit un long séjour dans cette ville.

L'an 295.

L'au 107,

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cependant un frein ni pour ses ministres ni pour les srands. Une catastrophe terrible semblait donc mévilable et imminente; mais c’est sous des climats ignorés et lointains que l'orage se prépare et s'amoncelle ; c’est au dehors que grondent les sourds mugissements qui annoncent et précèdent la tempête.

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