‹ Histoire des comtes de Toulouse (volume 3)Chapitre 23 sur 68 · QUATRIÈME ÉPOQUE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME ÉPOQUE

Au moment où la puissance romaine disparaissait devant une multitude sauvage, déjà, depuis longtemps, un peuple, chassé des contrées comprises entre le Rhin, le Mein et le Wéser, était venu dans la Gaule septentrionale chercher un refuge contre les Germains et les Slaves. Ce peuple, auquel on donnait le nom de Franks (2), resta d'abord en assez bonne intelligence avec les Romains; mais 1l ne tarda pas à vouloir étendre le territoire dont

{4} L’altération du latin fut d'autant plus rapide, que des hommes

haut placés, en haine du paganisme, s’appliquèrent à faire oublier la pureté de cette langue. Grégoire Ier, qui était pape à la fin du vit siècle, écrivait à Didier, évêque de Vienne, de ne plus l’appliquer aux lettres. Ce pontife fit brûler tous les exemplaires de Tite-Live qu’il put trouver, et saint Antonin le loue fort de cette action {saint Antonin, Summ., p. 4, tit. 2, chap. 4).

. (2) Il se composait de différentes nations : les Saliens, les Sicambres, les Ripuaires, les Thamaves, les Bructères, les Caites, les Ampsidoriens, loutes coalisées pour défendre leur indépendance. Le nom de Francs, par lequel on les désignait, vient du mot allemand frank, en latin ferox, intrépide,

On trouve le mot Francia écrit à la rive droite du Rhin, sur la carte de Peutingér, ancien itinéraire de l'empire romain, que l’on eroit avoir été dressé sous le rêgne de Théodose le Grand ou d’Honorius.

LA

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