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dépourvu de grâce, lourd et incorrect. L'imagination des artistes ne trouvait même pas à s'inspirer par la représentation de l'Éternel; car ce fut bien plus tard que l'on pensa à faire de la créature le modèle du Créateur (1).
Déjà, cependant, au 1v° siècle, les églises étaient remplies de sujets religieux, et souvent même on les revêlait entièrement de saintes images, ou de mosaiques (2).
Les barbares, lorsqu'ils envahirent les Gaules, n'apportèrent aucun changement à cette coutume, et 1l est à remarquer que, S'ils anéantirent les sciences et les lettres, ils se montrèrent sensibles au charme de la peinture. Sous la domination des Wisigoths, plusieurs églises consacrées au culte de larianisme s’élevèrent dans la Narbonnaiïse, et furent décorées, à l’intérieur, avec une grande magnificence. Nous cilerons, entre autres, la basilique de Notre-Dame de Toulouse (3), que sa richesse fit appeler la Daurade {sancta Maria Deaurata), et dont le sanctuaire, depuis le sol jusqu'à la voûte, était orné d’une mosaïque fort remarquable.
(4) On croit que les premières peintures de ce genre sont celles d’une Bible latine donnée à Charles le Chauve, par les chanoines de l’église de Saint-Martin de Tours, en l’an 850, et qui est conservée à la bibliothèque impériale. {Voir le Choix des pièces extraites du musée français par Émeric David.) |
(2) Cet usage s’est maintenu jusqu’au 11° siècle.
(3) On suppose que cette église fut construite et décorée par Théodoric IE, qui régnait en 466. Sa mosaïque existait encore en 1713. (Voir Martenne et Durand. Voy. lett., part. ij, p. 47.) |