‹ Histoire des comtes de Toulouse (volume 3)Chapitre 47 sur 68 · TE · texte numérisé non relu

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époque le comte de Toulouse avait abandonné les intérêts de Pepin, car l’Aquitaine seulement, conservée par ce prince, était une bien petite portion de l'héritage de son aieul, et ne pouvait entrer en comparaison avec les possessions immenses dont le fils de Judith allait devenir le maître. Aussi, n’écoutant que sa colère, Pepin se préparait-il à soutenir ses droits quand la mort l'atteignit au milieu de ces projets.

Pepin IT aurait dû succéder à son père; mais Louis le Débonnaire, sans doute pour punir l’esprit de révolte de son fils jusque dans ses enfants, ou peut-être pour satisfaire Judith, toujours l’objet de ses attentions et de sa tendresse, donna à Charles le Chauve le royaume d'Aquitaine, et le fils de Pepin se vit condamné à ne connaître de la puissance que les regrets amers dont est accompagnée sa perte. Cependant ce jeune prince ayant beaucoup de partisans dans le pays, le comte de Poitiers, appelé Emenon, qui avait chaudement embrassé sa cause, parvint, sur différents points, à entraîner une partie assez considérable de la population à l’accepter pour roi.

Deux ans après, lorsque l'empereur se disposait à tirer vengeance de la rébellion de Louis de Bavière, il mourut en disant à ceux qui intercédaient pour ce fils coupable : « Je lui pardonne , maïs qu’il songe à luimême , lui qui, méprisant la loi de Dieu, a conduit au tombeau les cheveux blancs de son père. »

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