‹ Histoire des comtes de Toulouse (volume 3)Chapitre 48 sur 68 · PR + VS · texte numérisé non relu

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Louis le Débonnaire mort, le duc de Septimanie affecta d'abord de garder une stricte neutralité entre Charles le Chauve et Pepin, compétiteurs au royaume d'Aquitaine; mais enfin il épousa les intérêts du dernier, par suite peut-être de son ancien attachement pour son père. L

Avant d'aller plus loin , nous devons éclairer un fait sur lequel les historiens sont en désaccord, et qui, selon nous cependant, n'a rien d’obseur, si l’on se rend un compte exact de la situation des choses dans le duché d'Aquitaine.

On possède des chartes qui prouvent d’une manière incontestable que Warin et Egfrid ont tous deux été comtes de Toulouse vers l’an 849, et il est hors de doute, d'un autre côté, que Bernard n’est mort qu'en 844.

Au lieu de discuter, comme l’ont fait quelques eritiques, l’authenticité des documents à l'appui de telle ou telle opinion, nous chercherons à expliquer cette contradiction apparente.

Bernard fut due de Septimanie, d’après la volonté de Pepin; Warin, au contraire, tint son commandement de Charles le Chauve, qui, ne reconnaissant pas la royauté de Pepin, ne pouvait reconnaître non plus les dignités concédées par lui. Bernard, par sa famille, ses talents, ses hauts faits, justifiait de sa position éminente; Warin, sans antécédents, sans services remarquables, n'avait été choisi que pour opposer titre à titre, et 1l n’exercçait,

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