‹ Histoire des comtes de Toulouse (volume 3)Chapitre 49 sur 68 · MU, |; DR · texte numérisé non relu

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en quelque sorte, qu'une autorité de circonstance : aussi fut-il dépouillé de sa qualification de duc lorsque les deux rois eurent signé entre eux un traité de paix. Quant à Egfrid, nommé également par Charles le Chauve, il était seulement comte particulier de Toulouse, par conséquent sous les ordres de Warin, gouverneur général : tous les actes du temps établissent très-clairement cette distinction. Ce personnage ne doit done pas se mettre sur la même ligne que les deux autres, et 1l ne saurait, en aucune façon, être rangé parmi les comtes de Toulouse, ducs d'Aquitaine et de Septimanie.

Ces détails, basés sur les faits, expliquent, selon nous, fort clairement l'existence simultanée des trois comtes mentionnés par les chroniques et répandent beaucoup de lumière sur la mort de Bernard, dont nous aurons à parler bientôt.

On dirait que le ciel, pour confondre la vanité des hommes, ait voulu que les fils des grands de la terre ne profitassent presque jamais des faveurs dont 1ls semblaient devoir hériter. Quelle destinée fatale était réservée à la postérité de Charlemagne, à la famille de ce monarque, maître de tout l'Occident, dont la haute intelligence prétendait protéger les siens jusqu’au delà de la tombe, et dont le pouvoir sans bornes paraissait commander même à l'avenir!

Son fils aîné, deux fois détrôné par ses enfants, meurt victime de leur ambition et de leur ingratitude; Ber-

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