‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 1099 sur 1172 · SYNTHESE COMPARATIVE. PÉNITENCE ET EXTREME-ONCTION · texte numérisé non relu

SYNTHESE COMPARATIVE. PÉNITENCE ET EXTREME-ONCTION

Les conciles chaldéen et syrien de 1853, arméniens de 1851 et 1890, melkite de 1909 donnent une liste des péchés réservés à l'absolution du patriarche ou des évoques, le premier pouvant d'ailleurs absoudre des cas réservés aux seconds. Rien ne doit être accepté par le prêtre à l'occasion de la confession, pas même à titre de satisfaction pour les péchés accusés (conciles chaldéen de 1853, melkite de 1909, arménien de 1911) ou d'aumône spontanément offerte (conciles arménien de 1890 et ruthène de 1891). Le concile des exarques russes de 1940 souligne que le secret absolu de la confession oblige même sous menace de mort.

Les Ruthènes font usage d'une formule d'absolution assez semblable à celle de l'Église latine, publiée dans le rituel de Pierre Moghila, en 1646. Le concile russe de 1940 permet de l'employer là où elle est en usage, tout en montrant sa préférence pour la prière byzantine. Celle-ci est indiquée, d'après l'euchologe grec de Rome, par les synodes melkite de 1909 et italo-grec de 1940; ce dernier simplifie d'ailleurs tout le rite de la confession. Les deux synodes, tout comme le concile arménien de 1911, admettent qu'en cas d'urgence une formule brève, analogue à celle employée dans l'Église latine, soit utilisée. Les prières ordinaires arméniennes pour l'absolution du pénitent sont d'ailleurs assez voisines de celles du rituel romain. De leur côté, les conciles chaldéen et syrien de 1853 avaient accrédité définitivement la formule romaine. Le concile copte de 1898 reproduit le texte d'une prière déprécative et indique comment elle peut être abrégée en cas d'urgence.

Conformément au concile du Mont-Liban de 1736, un décret de la Congr. de la Propagande du 18 février 1851 interdit aux prêtres maronites d'entendre les confessions dans les maisons, sauf cas de maladie ou motif grave approuvé par les Ordinaires, et impose que les femmes utilisent toujours un confessionnal grillagé; il sanctionne l'infraction à ces règles d'une peine de suspense. Le concile maronite de 1856 déclare que si l'évêque permet le mariage à domicile, c'est un motif suffisant pour y entendre préalablement la confession des futurs époux. Les conciles chaldéen de 1853, syriens de 1853, 1866 et 1888, arméniens de 1890 et 1911, copte de 1898, melkite de 1909, italo-grec de 1940 n'interdisent que les confessions de femmes dans les maisons et imposent pour elles l'emploi du confessionnal; mais ceux de 1853, 1890 et 1940 n'insistent pas explicitement, pour que les confessionnaux soient grillagés; par contre, ceux de 1888, 1898, 1911 et 1940 demandent que les femmes se confessent pendant les heures de jour seulement ou au moment où l'église est fréquentée.

Les conciles chaldéen de 1853, syriens de 1853 et 1888, arméniens de 1890 et 1911 attribuent la bénédiction de l'huile «les infirmes h

l'évêque; celui de 1890 permet cependant au prêtre de l'accomplir en cas de nécessité; le concile copte de 1898 la réserve au patriarche, comme il fait pour l'huile des catéchumènes. Chez les Italo-Grecs, le prêtre bénit l'huile au début de la cérémonie de l'onction.

Le concile ruthène de 1891 indique le nombre et la place des onctions conformément au rituel romain; le concile arménien de 1911, conformément au synode arménien de Lwow de 1689. Le concile copte de 1898 reproduit une formule déprécative d'onction, qui est assez semblable à la prière byzantine; le concile syrien de 1853 avait traduit la formule latine; celui de 1866 en revient à la formule propre au rite, qu'on trouve maintenue dans celui de 1888. Les synodes melkite de 1909 et italo-grec de 1940 indiquent pour l'extrêmeonction un rite plus bref que celui de l'euchologe. La Congr. de la Propagande approuva pour les Roumains un rite analogue, le 16 octobre 1916. Les conciles arméniens de 1890 et 1911 s'élèvent contre l'onction des cadavres; celui de 1911 supprime également, en tout lieu, l'onction des pieds des fidèles le jeudi saint.

Page 1