PREMIÈRE PARTIE
La foi.
Notre communauté syrienne catholique croit à tout ce que croit l'Église apostolique, catholique et sainte, dont la foi est celle de l'Église romaine, mère, institutrice et présidente de toutes les Églises, et le fondement de notre foi s'appuie sur la révélation divine qui lui est offerte par la Sainte Église. Dès lors :
1. Nous croyons que Dieu est un en trois personnes : Père, Hls et Saint- Esprit. ,
2 Nous croyons à l'Incarnation de N.-S. J.-C, la second,- personne, dans le sein de N.-D. la Vierge Marie tout,- pure ,-t toujours vn-r-,-; nous
croyons à sa naissance miraculeuse, sa vie sur la terre, sa passion et sa mort sur le bois de la croix pour sauver le genre humain, comme il est dit dans le symbole du concile de Nicée.
3. Nous croyons que N.-S. J.-C. est le Fils unique de Dieu, né du Père, c'est-à-dire de la substance du Père, né non créé, et égal au Père quant à la substance, comme l'a défini le concile de Nicée contre l'hérésie d'Arius, de triste mémoire.
4. Nous croyons à ce qu'a déclaré le saint concile de Constantinople, à savoir que le Saint-Esprit est vraiment Dieu, égal au Père et au Fils quant à la substance, et ceci à l'encontre de l'hérésie de Macédonius, qui a blasphémé contre le Saint-Esprit.
5. Nous rejetons, avec le saint concile d'Éphèse, l'hérésie de Nestorius et nous croyons qu'en N.-S. J.-C. se trouvent la divinité et l'humanité unies en une seule personne divine. C'est pourquoi la Vierge Marie est en vérité Mère de Dieu.
6. Nous croyons aussi à ce qu'a défini le saint concile de Chalcédoine contre Eutychès et Dioscore, déjà mentionnés; nous confessons dans le Christ l'existence de deux natures, divine et humaine, unies sans mélange ni compénétration, et sans séparation ou division; par suite, nous croyons que notre Sauveur est Dieu complet et homme complet, complet quant à la divinité et complet quant à l'humanité; les propriétés des deux natures demeurant totales; c'est pourquoi il y a aussi en Lui deux volontés, humaine et divine, ainsi que l'a défini le VIe concile de Constantinople contre les monothélites, qui ne confessent qu'une seule volonté. Aussi nous croyons qu'il a souffert et qu'il est mort en tant qu'homme et non en tant que Dieu; et qu'après sa passion et sa mort II est ressuscité glorieux et monta victorieux au ciel, d'où II viendra pour juger les vivants et les morts.
7. Nous croyons que le Saint-Esprit procède du Père et du Fils comme d'une seule origine et d'une seule spiration, rejetant avec le saint concile de Florence l'hérésie de ceux qui croient à sa procession du Père seul.
8. Nous croyons que l'âme est immortelle, qu'après cette vie Dieu récompensera aussitôt les bons par la jouissance du bonheur et punira les pécheurs par le feu de l'enfer, et que ceux qui meurent en état de grâce, avant d'avoir satisfait entièrement pour leurs péchés, subiront les peines du purgatoire, mais seront délivrés de cette prison et entreront au ciel; nous croyons que les secours des vivants leur profitent, c'est-à-dire les messes, les prières, les aumônes et autres bonnes œuvres offertes pour leur âme.
9. Nous croyons que la foi seule ne suffît pas pour le salut, mais que les bonnes œuvres sont indispensables, selon le témoignage de S. Jacques l'Apôtre, qui enseigne que la foi sans les œuvres est une foi morte.
10. Nous acceptons tous les conciles œcuméniques confirmés par les pontifes romains.
11. Nous croyons que l'évêque de Rome est en vérité le successeur du bienheureux Pierre, chef des apôtres et vicaire de J.-C. C'est pourquoi il a le droit (selon les déclarations des saints conciles œcuméniques) d'ensei-
gner et de gouverner l'Église entière dans la vérité et avec la plénitude du pouvoir. Aussi, nous, humbles chefs du rite syrien catholique, présentons a ce Siège apostolique une soumission et une obéissance totales, acceptons avec un profond respect les prescriptions, les jugements et les ordres généraux et particuliers émanés des pontifes romains. Nous voulons que notre communauté syrienne soit toujours sous la direction et la protection de la S. Congrégation de la Propagande, et jouisse de la sollicitude des délégués apostoliques.
12. Nous croyons que les sacrements de la Nouvelle Loi sont au nombre de sept, institués par N.-S. J.-C, qu'ils sont les sources de toutes les grâces divines et les moyens de salut pour l'âme.
13. Nous croyons à l'intercession des saints, surtout en celle de la Vierge Marie, Mère de Dieu, à la grande utilité de recourir à eux, au culte dû à leurs reliques, images et médailles, selon l'antique tradition en vigueur dans la Sainte Église catholique jusqu'à ces jours.
14. Nous acceptons tous les livres de la Sainte Bible des deux Testaments, l'Ancien et le Nouveau, selon que cela est expliqué dans le concile de Trente, à la IVe session. Ces livres sont au nombre de soixante-douze, dont quarante-cinq appartiennent à l'A. T. et vingt-sept au N. T.