Chaque paroisse aura son registre des baptêmes
Le paragraphe n s'occupe de la confirmation.
1. Les prêtres continueront à donner la confirmation immédiatement après le baptême 2; ils ne réitéreront jamais ce sacrement.
2. La matière de la confirmation est indiquée en des termes repris du Décret aux Arméniens. Les aromates ne peuvent être ajoutés que de manière à laisser la plus grande proportion à l'huile mêlée au baume.
3. La forme du sacrement est « Sceau du don de l' Esprit-Saint » et non « Sceau et don de l'Esprit-Saint ».
4. Les évêques consacreront le saint chrême tous les jeudis saints :î.
5. Le saint chrême sera conservé à l'église dans un vase d'argent ou d'étain 4.
1. Cf. concile de Trente, sess. xxiv, De reform. inatrim., c. n. Contrairement à ce concile, le ministre du sacrement n'est pas mentionné dans le champ de l'empêchement.
2. Le concile déclare que les curés jouissent dans l'Église orientale de ce pouvoir en vertu « d'un droit extraordinaire et d'un pouvoir délégué par l'évêquè, par dispense du Siège apostolique ».
3. Cette consécration aurait dû, conformément à l'usage oriental, être réservée au chef d'Eglise, c.-à-d., pour les Ruthènes, au métropolite.
4. Ce canon cite quelques mots de S. Cyrille de Jérusalem, 3e catéchèse mystagogique (P. G., xxxiii, 1091).
Le paragraphe ni traite de l'eucharistie.
1. Les prêtres cuiront autant que possible eux-mêmes le pain fermenté nécessaire à l'eucharistie; ils veilleront aussi à ce que le vin soit sans mélange et non corrompu. Ils éviteront de se procurer ce pain ou ce vin chez des marchands juifs.
2. Ils auront toujours l'intention de consacrer les particules placées autour de l'hostie principale 1.
3. Dans la mesure où on le pourra sans scandale, on supprimera l'usage de donner la communion aux enfants qui n'ont pas atteint l'âge de discrétion 2.
4. Les parcelles de pain consacré destinées à la communion des malades seront renouvelées tous les huit ou quinze jours. Il faut supprimer la pratique, suivie en de nombreux endroits, de consacrer à cet effet une hostie le jeudi saint, laquelle est alors trempée dans le précieux sang 3 et sert pendant toute l'année.
5. Lorsque la maison du malade n'est pas éloignée, la communion sera portée publiquement.
6. Les ciboires et les pyxides seront d'argent ou d'étain. Une lampe brûlera constamment devant le Saint-Sacrement dans les églises riches; tout au moins les dimanches et jours de fête pendant la messe, dans les églises pauvres.
Le paragraphe iv s'intitule : De la célébration des messes.
1. Les prêtres doivent toujours employer du pain fermenté. Ils ne peuvent envoyer à l'église latine des parcelles de pain consacré pour y être distribuées en communion aux fidèles de rite byzantin.
2. Ils n'offriront point la messe en dehors des églises ou des oratoires, sauf permission de l'Ordinaire.
3. Ils feront la préparation des oblations (proscomédie) revêtus des ornements sacrés, immédiatement avant la messe, à l'église même où ils célébreront. C'est alors qu'en été ils ajouteront l'eau au vin dans le calice; en hiver, ils le feront pendant la messe 4.
4. Ils mettront toujours des habits propres pour dire la messe. Us auront le plus grand soin des vêtements et linges sacrés. Ils
1 . Les orthodoxes estimaient que ces particules n'étaient pas à consacrer. Déjà le missel publié en 1692 par le métropolite ruthène Cyprien Zochowski ordonnait de faire la consécration; mais ce missel ne fut pas approuvé par les autres évêques et fut assez inégalement répandu (cf. J. Hanssens, Institutiones Uturgicœ de ritlbus orientalibus, t. n, p. 200-206).
"1. Répétition quelque peu développée du can. 9 sur le baptême.
3. Et ensuite desséchée et conservée en poussière, comme c'est encore l'usage de beaucoup d'Églises orthodoxes à l'heure actuelle.
V Par crainte du gel.
conciles. — XI. — 12 —
laveront eux-mêmes les corporaux lj ils transmettront ceux qui sons usés à l'évêché pour y être brûlés. Ils pourront brûler sur place les autres effets liturgiques hors d'usage. Le tabernacle devra toujourt fermer à clé.
5. L'autel doit être couvert de trois nappes et du corporal. L'antimensiùn sera placé entre les deux nappes supérieures.
6. L'usage de l'éponge pour purifier la patène devient prohibé 2. Les prêtres purifieront avec le doigt, selon l'usage latin.
7. Les génuflexions et inclinaisons profondes lors de la procession des oblations à l'offertoire sont interdites à cause du péril d'idolâtrie 3.
8. Un prêtre étranger au diocèse ne pourra y célébrer la messe ou y administrer les sacrements sans lettres testimoniales de son évêque.
9. Les doyens veilleront à l'uniformité des cérémonies tant pour les messes chantées que pour les messes lues. La pratique des messes privées est recommandée par le concile 4.
10. L'usage de verser de l'eau chaude dans le calice du précieux sang avant la communion est interdit.
11. Le prêtre qui célèbre doit être à jeun depuis minuit et en état de grâce.
12. Lorsqu'un honoraire de messe est insuffisant, le prêtre peut l'accepter et dire la messe, ou le refuser. Mais il lui est interdit de célébrer une seule messe en additionnant plusieurs honoraires insuffisants.
13. La messe paroissiale doit être dite à une heure commode, c'est-à-dire toujours avant midi, sauf aux veilles de Noël et d'Epiphanie, le jeudi et le samedi saints.
Le paragraphe v est consacré à la pénitence.
1. La forme du sacrement de pénitence est constituée par les paroles « Je t'absous de tes péchés » en usage dans l'Église ruthène.
2. Les prêtres doivent instruire les fidèles au sujet des actes qui,
1. L'usage latin des corporaux s'était introduit progressivement dans un grand nombre d'églises ruthènes.
2. Déjà le missel de Cyprien Zochowski recommandait de ne plus employer l'éponge.
3. Ces manifestations extérieures de respect généralement réservées au Saint- Sacrement s'accomplissent, en effet, dans le rite byzantin, dès « la grande entrée » ou procession dans laquelle sont portés le pain et le vin qui doivent être consacrés en Corps et Sang du Christ. L'accusation d'idolâtrie avait été plusieurs fois formulée contre cette pratique au xvne s., notamment par les Latins (cf. J. Hanssens, op. cit., t. iv, p. 288-289). Le missel de Cyprien Zochowski avait déjà statué dans le sens indiqué par ce canon.
4. Cet usage étranger au rite byzantin s'était déjà introduit dans l'Église ruthène au temps de Zochowski.
selon les termes du Décret aux Arméniens, constituent la matière du sacrement.
3. Les fidèles sont tenus de se confesser à Pâques, et ce sous peine d'excommunication, ainsi qu'à la Noël et à l'Assomption, selon l'ancienne tradition byzantine. Afin d'en faciliter l'observance, le concile ôte tout caractère obligatoire à la coutume de jeûner pendant les trois jours qui précèdent celui de la confession et il enjoint aux prêtres de ne plus imposer les pénitences indiquées par les anciens nomocanons pour les péchés publics et jusqu'ici également appliquées aux autres fautes.
4. Les prêtres en état de péché mortel doivent se confesser avant de célébrer la messe; s'il n'y a pas de confesseur, ils se confesseront après, mais dès que possible *.
5. La révélation des péchés d'un pénitent ou même des circonstances de sa confession entraînera pour le prêtre la déposition et la réclusion perpétuelle dans un monastère 2.
6. Les prêtres ne peuvent entendre que la confession d'un seul pénitent à la fois 3.
7. Les prêtres qui n'ont pas la charge d'une paroisse ont besoin d'une autorisation spéciale de l'évêque pour entendre les confessions.
8. En dehors des péchés réservés au Souverain pontife, les évêques peuvent se réserver l'absolution de quelques autres fautes. Ils les feront connaître chaque année et les confesseurs auront toujours auprès d'eux une liste de tous les cas pour lesquels leur juridiction habituelle est insuffisante.
Le paragraphe vi a trait à l'onction des infirmes.
1. Les prêtres continueront à bénir l'huile servant aux onctions 4 chaque fois qu'ils se rendent auprès d'un malade, et à brûler à la fin de la cérémonie l'huile consacrée qui reste. Néanmoins, le concile estime que, quand le prêtre doit administrer le sacrement à plusieurs malades voisins l'un de l'autre, par exemple en cas d'épidémie, il est plus sage qu'il se serve de l'huile bénite chez le premier malade et qu'il possède par conséquent un vase d'argent ou d'étain pour la