Boris fut tué le 24 juill. 1015, Gleb le 5 sept, suivant
3. Archevêque byzantin de Thessalonique, décédé en 1360, connu pour ses doctrines hésyehastes; canonisé par l'Église orthodoxe de Constantinople.
4. Seuls sont indiqués ceux de Vladimir, Lutsk, Lwow, Przemysl et Chelm.
De la Congr. du Concile, les actes passèrent à celle de la Propagande, qui rendit un décret analogue le 4 mars 1724 1.
Le 19 juillet, Benoît XIII, monté sur le siège de Pierre depuis peu, confirma, par le bref Apostolatus ofpclum 2, les canons de Zamosc en reprenant la clause proposée par les deux Congrégations. Cette clause a été diversement interprétée; certains ont voulu y voir un blâme des tendances latinisantes du concile de Zamosc. Il est certain qu'il y eut quelques objections formulées de la part de certains membres de la Curie romaine. Mais on approuva cependant les décisions des évêques ruthènes; elles consacraient d'ailleurs en partie des innovations déjà introduites. Elles pouvaient s'expliquer par la nécessité de se défendre contre les interprétations erronées que les orthodoxes donnaient de certaines pratiques, ou aussi par l'opportunité de ne pas trop se distinguer des catholiques latins dont l'influence était prépondérante en Pologne. Le nonce avait d'ailleurs été pour beaucoup dans certaines de ces décisions et avait sans doute su les défendre devant la Curie romaine. La réserve formulée par le Saint-Siège se borne à préciser que ces décisions ont été approuvées pour les seuls Ruthènes de la province ecclésiastique de Kiev et ne constituent pas un exemple ou un précédent à suivre dans les autres Églises orientales. Le Saint-Siège rappela à plusieurs reprises l'obligation d'observer les canons de Zamosc dans cette province, malgré l'opposition qu'ils rencontrèrent de la part des schismatiques ou de certains uniates qui prétendaient revenir à la pureté du rite et de la discipline.
Au point de vue liturgique, l'erreur du concile de Zamosc ne consista pas tant dans les décisions prises, assez limitées, que dans le fait d'accréditer ainsi une tendance latinisante qui progressera pendant tout le xvine siècle. Au point de vue canonique proprement dit, le Concile prit quelques mesures heureuses concernant l'organisation de la curie diocésaine, la visite épiscopale, la vie monastique; mais on peut lui reprocher de ne pas s'être assez appuyé sur l'antique discipline orientale.