IV. — L'application du concile de Zamosc
Léon Kiszka mourut en 1729 et fut remplacé comme métropolite par l'évêque de Lwow, Athanase Szeptycki, qui avait assisté au concile de Zamosc. Le nouveau chef de l'Église ruthène de Pologne s'occupa aussitôt de la révision des livres liturgiques, qui avait été
1. Texte des deux décrets en tête des actes du concile. '2. Texte du bref en tête des actes du concile.
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prévue par le concile et qui devait notamment effacer les divergences entre son diocèse, ceux de Przemysl et de Lutsk, et les régions passées bien antérieurement à l'Unité. Non seulement un délégué de la nonciature de Pologne mais, ce qui est plus étrange, des Latins prirent part avec les Ruthènes aux travaux de la commission de révision, qui siégea de 1730 à 1732 à Lwow. Les livres corrigés furent publiés dans diverses petites typographies des monastères basiliens.
De même, Szeptycki réalisa la création de la nouvelle congrégation basilienne prévue par le concile de Zamosc pour les monastères non encore groupés; le premier chapitre général eut lieu sur convocation du métropolite, à Lwow, en l'été de 1739, et le premier protoarchimandrite du nouveau groupement y fut élu.
Jérôme Ustrycki, évêque de Przemysl, qui avait assisté au concile de Zamosc, était toujours en vie; nous avons conservé les actes d'un intéressant synode diocésain qu'il tint dans la cathédrale de Przemysl le 14 janvier 1740 K Ces actes souvent s'inspirent presque littéralement du synode précédent de 1693, mais développent plus largement les règles qui y furent précisées; d'autres prescriptions paraphrasent de façon originale celles du concile de Zamosc, en sorte que nous avons ici une vue très concrète sur l'organisation diocésaine après celui-ci.
L'introduction aux actes 2 déplore toujours, comme en 1693, que le chapitre cathédral ne fait que renaître de ses cendres (nous voyons là un aveu des difficultés qu'il rencontre dans son action pour obtenir l'égalité de fait avec les chapitres latins); elle constate que les moines sont désormais régulièrement groupés sous l'autorité d'un protoarchimandrite (qui remplace l'ancien protohigoumène diocésain); elle parle d'un officiai résidant auprès de chacune des cathédrales de Przemysl, de Sanok et de Sambor 3 (puisque le diocèse est composé de la réunion de ces trois sièges) et déclare que la juridiction sur les doyennés doit être répartie entre les trois officiaux, mais elle donne le rang d'official principal ou général à celui de Przemysl : c'est le chef du clergé séculier dont parlait déjà le synode de 1693.
Le premier des cinq chapitres des décrets de 1740 lui est consacré 4;
1. Actes du synode dans G. Lakota, Tri sinodi peremiski i eparchijalni postanovl valjavski v. 17 '.-19. st., Przemysl, 1939, p. 35-56.