‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 288 sur 1172 · Cf. III, m, 2, lu dans la même IVe session · texte numérisé non relu

Cf. III, m, 2, lu dans la même IVe session

3. Cf. IV, m, 14 et 18, lus à la vie session. \. Epistolœ sytwdicœ, n. vi, vm, x.

5. Eplst. synod., n. vu et ix. — En ces mêmes premiers jours après le concile, l'évêque de Beyrouth, dans une lettre au cardinal Zondadario [Eplst. synod., n. xi), et différents missionnaires latins, dans des lettres à la Congr. de la Propagande (ibid., n. xn-xiv), rendirent compte du concile.

6. Publiée dans AI-Machriq, t. xxv, 1927, p. 277 et 347. — L'ordre des canon* du concile n'est suivi que de très loin.

religieux 1; enfin, il rédigea une lettre sur la question des monastères doubles.

Ayant pu se mettre en route, pour veiller à l'application des canons du concile il s'occupa notamment des missions à faire prêcher par les anciens élèves de Rome 2, des écoles à ouvrir dans les monastères d'hommes 3, et surtout de la séparation à mettre entre ceux-ci et les résidences des femmes consacrées 4 : il destina certains couvents exclusivement aux moines, d'autres aux moniales, et menaça de censure des communautés rebelles. Mais si en cette question il reçut l'appui de quelques évêques 5, il rencontra l'opposition de plusieurs autres 6. Au début de 1737, le patriarche, faisant volte-face, appuya ces derniers 7 et souleva en outre ses anciens griefs concernant la stabilisation des sièges épiscopaux 8, ainsi que la distribution gratuite des saintes huiles 9.

Vers la fin de février, Assemani quitta la Syrie, débarqua à l'île de Chypre 10, d'où il se rendit en Egypte puis à Rome. Il publia une relation de sa mission u et soumit à la Congr. de la Propagande l'exemplaire arabe original du concile et le texte latin de son projet de 1735, avec les principaux changements qui y avaient été apportés. Toutes les variantes entre son projet et le texte arabe n'étaient cependant pas annotées, et c'est ce qui explique les divergences futures. Une commission particulière fut instituée pour examiner ces documents, et le cardinal Rezzonico, le futur Clément XIII, désigné comme rapporteur.

Mais un coup de théâtre se produisit : en 1738, le patriarche maronite envoya à Rome, pour protester contre la légitimité du concile et contre les canons qui le gênaient particulièrement, Élie Saad, dit Felici, ancien élève de la Propagande, son secrétaire particulier qui avait aussi été celui de l'assemblée 12.

1. Publiée dans l'opuscule At-tadkar ai miawi ath-thani, paru en 19S2.

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