‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 289 sur 1172 · Ibid., IV, vi, 1, k. Ibid., IV, n · texte numérisé non relu

Ibid., IV, vi, 1, k. Ibid., IV, n

"). Notamment ceux de Beyrouth, de Chypre et de Tyr. (». Notamment ceux de Laodicée, d'Arka et de Botrys.

7. Le patriarche adressa une lettre violente à Assemani le 12 janv.; celui-ci «ciivit le 17 à Clément XII (Epist. synod., n. xv) : il mentionne ceux qui le soutiennent dans l'application des décisions conciliaires, mais ne l'ait qu'une allumoii toute générale aux oppositions subies.

8. Concile du Mont-Liban, III, iv, 20-23. <». Ibid., II, m, 3.

1" II y présida un synode diocésain le 7 mars.

1 1. lielazione delV Ablegazione apostolica alla nazione de' Maroniti... di M. G. S. Aêsemani alla S. Congr. di Propaganda Fede, Rome, 1741.

1 1. C'est de cette époque que datent deux imprimés, tirés à peu d'exemplaires :

Les choses traînèrent en longueur : Clément XII approuva le 17 janvier 1740 x les constitutions de la congrégation monastique maronite de Saint- Isaïe, puis mourut le 6 février. Devant l'opposition menée contre le concile de 1736, Benoît XIV nomma trois réviseurs des actes conciliaires : le P. Pompilius Rodota, italo-grec, scrittore à la Bibliothèque vaticane; Gabriel Hawa, évêque maronite en retraite à Rome; et Thomas Budi, supérieur général de la congrégation libanaise, qui avait utilement soutenu Assemani lors de son séjour au Liban et s'était rendu dans la Ville éternelle. Après avoir pris connaissance de leurs rapports 2, la commission particulière se réunit en présence du pape le 27 août 1741 3 : la légitimité du concile fut déclarée; les décisions attaquées par le patriarche maintenues; l'approbation de la liste des diocèses fut laissée en suspens; une quinzaine de corrections de détails imposées au texte des canons. Celles-ci faites, les actes du concile seraient approuvés par bref apostolique, c'est-à-dire in forma specifîca, mais Sa Sainteté veillerait plus tard à compenser les revenus que le patriarche devait perdre, du fait de la distribution gratuite des saintes huiles, et à établir la liste définitive des diocèses maronites. Le bref de confirmation du concile du Mont-Liban, Singularis Romanorum 4, parut le 1er septembre 1741 5. Et, le 14 février 1742, un autre bref, Apostolica 6, s'occupait des deux questions réservées : le droit perçu pour les saintes huiles était remplacé par un subside caritatif à payer annuellement par chaque paroisse suivant un taux qui serait fixé

Relazioni di alcuni accidenti occorsi nella Siria presso la Nazione Maronita, e provedimenti sopra di essi presi délia Santa Sede apostolica, et Riposta alla Difesa di Mssgr Illmo e Revmo Giuseppe Simonio Assemani umiliata alla S. Congr. de Propaganda Fide. Dal Sacerd. Elia Felici, Inviato del Patriarca dei Maroniti.

1. De Martinis, Jus pontificium de Propaganda Fide, t. n, p. 516-517, et t. vu, p. 149-151.

2. Le votum du P. Rodota, daté du 10 juill. 1741, se trouve à la Bibliothèque vaticane, Vat. Latin. 7401, fol. 320.

3. Décret de la Congr. de la Propagande en date de ce jour, publié à la fin de l'éd. latine des actes du concile, dans de Martinis, t. m, p. 49-50 (en note), et Anaïssi, , Bullarium Maronitarum, n. 119, p. 258-259.

4. Texte dans Collect. Lac., t. n, col. 488-492; de Martinis,, t. m, p. 31-35; Anaïssi, Bullarium..., n. 118, p. 251-258. — Les Appendices aux actes du concile ne tombaient pas sous cette approbation.

5. Benoît XIV adressa, le 14 sept. 1741, une lettre de remerciements à Assemani, le défendant des accusations portées contre lui (Anaïssi, Collect. docum., n. 98, p. 150-152). Plus tard, le pape excusa pourtant ceux qui avaient formulé ces accusations, en disant qu'ils avaient dû remplir leur mandat et ne connaissaient pas les traditions de discrétion en usage à la Curie romaine (Collect. Lac, t. n, col. 495).

6. Collectio Lacensis, t. n, col. 492-495; de Martinis, t. in, p. 48-53; Anaïssi, Bullarium ..., n. 120, p. 260-267.

par la Congr. de la Propagande1, et l'accord des évêques maronites du 30 septembre 1736, au sujet de la liste et de la délimitation des diocèses, était purement et simplement approuvé : le patriarche devait une fois pour toutes se choisir un des huit diocèses comme diocèse personnel, et les onze évoques — deux étaient morts depuis le concile du Mont-Liban — demeureraient les délégués du patriarche jusqu'à ce que leur nombre fût réduit à sept et un diocèse attribué à chacun d'eux.

Le 19 février, Benoît XIV transmettait ces deux brefs par une lettre au patriarche maronite 2; il remettait ces documents à Élie Saad dont la mission était ainsi terminée. Celui-ci partit, muni des actes arabes originaux du concile, qui étaient retournés au patriarcat, et des divers actes pontificaux concernant l'assemblée. Il était en route lorsque mourut, le 13 mai 1742, le patriarche Joseph El- Khazen.

Le texte arabe du concile de 1736 sera imprimé en 1788 3, dans sa forme originale; non seulement il ne contiendra pas les modifications proposées par la Congr. de la Propagande, mais il aura encore d'autres divergences avec le texte latin officiel, qui n'existait qu'en un manuscrit unique aux archives romaines. La Congr. de la Propagande publiera celui-ci en 1820 et, après de longues discussions, déclarera en 1883 que l'édition latine seule a force de loi. Une traduction arabe en sera dès lors faite au Liban en 1900 4.

1. Ce subside ne supprimait pas la dîme payée par les laïques, dout la plus grande partie revenait au patriarche.

2. De Martinis, Jus pontificium, t. m, p. 47-48 (en note) ; Anaïssi, Bullurium..., n. 121, p. 267-269.

3. Sous le titre Kitab al-madjma al Lobnani, aux presses du monastère melkite de Choueir, in-4°, 3 fol., 558 p. — Un exemplaire se trouve à la bibl. de l'École des langues orientales vivantes à Paris.

4. Par l'archevêque maronite Joseph Nejeim, et publié à la « Typographie des Cèdres », à Joun.

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