‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 337 sur 1172 · Le canon indique huit cas réservés · texte numérisé non relu

Le canon indique huit cas réservés

•V L'arUimenaion est un linge sacré qui correspond à la pierre d'autel des <><videntaux.

1. L'autel de la messe doit porter, outre Y antimension, trois nappes, une croix et deux cierges f*

2. Lorsqu'il y a une église, le prêtre ne peut célébrer la messe ailleurs.

3. S'il n'y a pas d'église, il choisira un lieu décent et digne.

4. Les vases sacrés doivent être d'argent, ou de cuivre doré ou argenté.

5. Les oblats doivent être préparés à l'autel de la prothèse. Ils ne peuvent être couverts de voiles ayant servi à des usages profanes. Les hommes ne pénétreront dans le sanctuaire que tête nue et pour un motif liturgique; les femmes n'y entreront jamais; il est interdit d'y entendre les confessions.

La session vm, le matin du 19 octobre 2, termina l'étude de la messe.

1. Il faut employer l'encens à la messe. Une seule messe seulement sera célébrée par autel, sauf permission de l'évêque 3.

2. Règles pour la récitation des prières en cas de concélébration. Tous les officiants doivent revêtir les ornements sacrés avant le commencement de la messe.

3. Les prêtres observeront les rubriques de la messe; ils ne s'essuieront pas la bouche avec les linges sacrés. Les chants seront toujours exécutés conformément aux règles liturgiques, à l'exclusion de toute innovation profane. La messe durera au moins une demi-heure.

4. Les prêtres et les diacres qui ne connaissent pas le grec réciteront les prières principales de la messe en arabe. L'eau chaude ne sera plus versée dans le calice aux messes privées 4.

5. Le prêtre devra purifier les vases sacrés, à moins qu'il ne reste encore des fidèles à confesser et à communier.

6. Cette purification se fera avec l'éponge et non avec les doigts 5.

7. Les enfants ne communieront plus avant l'âge de sept ans. A partir de cet âge, tous les fidèles communieront au temps de Pâques. Le délai pourra être prolongé jusqu'à la Pentecôte, après quoi les réfractaires seront dénoncés à l'évêque.

t. Toutes imitations (sauf V antimension) des usages latins.

2. C'est par erreur que Mansi, loc. cit., col. 631, donne la date du 7 octobre (vieux style) au lieu de celle du 8 octobre (vieux style).

3. Jusqu'alors le Saint-Siège n'avait admis une dérogation qu'à Alep.

4. Ce rite, prévu normalement pour toutes les messes, s'exécutait avant la communion. Il avait été aboli chez les Ruthènes par le concile de Zamosc (can. 10 sur la messe).

5. Ainsi que l'usage s'en était introduit ici et là par imitation du rite latin. Chez les Ruthènes, le concile de Zamosc (can. 6 sur la messe) avait supprimé l'emploi de l'éponge.

La session ix, le 20 octobre, se borna à décréter, en ce qui concerne l'extrême-onction, que seul le rite tel qu'il avait été fixé par le patriarche Cyrille * pouvait être suivi.

La session x, le matin du 21 octobre, fut consacrée à l'ordination.

1. Tout candidat aux ordres sacrés, c'est-à-dire à partir du diaconat, doit savoir bien lire et écrire le mieux possible. Il doit être de bonne conduite et sera mis au courant des obligations de son état. L'âge requis est de vingt-deux ans accomplis pour le diaconat, vingt-cinq pour la prêtrise, trente pour l'épiscopat, mais des dispenses peuvent être accordées.

2. La juridiction pour confesser ne sera accordée qu'après examen.

3. Aucun prêtre ne célébrera la messe ou ne conférera les sacrements dans un autre diocèse s'il n'a la permission de l'évêque ou du curé.

4. Les prêtres doivent s'appliquer à l'étude de la théologie morale.

La session xi, l'après-midi du même jour 2, s'occupa des fiançailles et du mariage.

1. Avant de célébrer les fiançailles, le prêtre verra s'il n'y a pas d'empêchement de parenté et s'informera du consentement des fiancés. Il devra notamment interroger la fiancée, en présence de deux témoins, au sujet de la liberté de son consentement. Les fiançailles solennelles seront célébrées conformément à l'euchologe, en présence des fiancés ou de leur procureur et des témoins. Elles seront annotées dans un registre paroissial spécial. Elles ne pourront être rompues que pour des causes canoniques, sous peine de sanctions spirituelles et de dommages-intérêts à déterminer par le tribunal ecclésiastique. Le mariage aura lieu dans l'année qui suivra les fiançailles, sauf permission de l'évêque. L'âge requis pour le mariage est de quatorze ans pour les garçons, et douze ans pour les filles. L'âge du mari n'excédera pas celui de sa femme de plus de 15 ans; il ne lui sera pas inférieur de plus de 10. Les prêtres ne béniront les fiançailles des gens sans domicile et des pérégrins qu'après une enquête sérieuse sur leur foi et leurs moyens de subsistance. (L'art. 2 de l'instruction de la Congr. de la Propagande de 1789 s'était élevé contre les mariages forcés.)

2. La dispense des empêchements, tant avant qu'après le mariage, appartient à l'évêque, mais pour les régions éloignées, il déléguera ses pouvoirs aux prêtres.

1. Il s'agit sans doute du dernier patriarche ayant porté ce nom, Cyrille VI, puisque le concile semble dire que le patriarche avait rédigé ce rituel à Saint-Sauveur.

2. La date n'est pas indiquée, mais elle ressort de celle des autres sessions.

322 MVKK 11, CHAPITRE X

3. La célébration des mariages est interdite depuis le jeûne qui précède la Noël jusqu'à l'Epiphanie, le mercredi et le vendredi de la semaine avant le Carême, et depuis le Carême jusqu'au dimanche après Pâques.

4. Les fiancés devront se confesser avant de se marier. Les chants et musiques profanes, les danses et cortèges mixtes ne peuvent accompagner les noces. Le concile promulguera une encyclique fixant le taux du don à faire à la fiancée \ de la dot et des cadeaux de noces.

La session xu, le matin du 22 octobre 2, s'occupa de l'office divin. Le concile le déclara obligatoire pour les clercs séculiers à partir du sous-diaconat 3 et pour tous les réguliers, mais il promulgua des canons qui atténuent quelque peu cette affirmation de principe.

1. Là où il y a un clergé suffisant, c'est-à-dire dans les villes, les bourgs les plus importants et les monastères, l'office en entier sera récité en commun.

2. Partout, les dimanches et jours de fêtes, l'office sera célébré publiquement, depuis l'évangile matutinal 4 ou tout au moins à partir de la neuvième ode de matines 5.

3. Les psaumes qui précèdent dans cet office de matines 6 constituent une obligation personnelle pour tous et doivent être récités au moins en privé 7.

4.. Les heures intermédiaires après prime, tierce, sexte et none ne sont obligatoires que pour les évêques et les religieux 8.

Page 1