‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 343 sur 1172 · Règles pour se découvrir pendant la messe H · texte numérisé non relu

Règles pour se découvrir pendant la messe H

7. Les fidèles s'agenouilleront pendant la consécration, et non pendant la grande entrée 2. Ils ne quitteront pas l'église avant la fin de la messe 3.

8. Le synaxaire 4 sera lu au réfectoire dans les monastères et après la messe dans les églises cathédrales.

9. La Toussaint sera célébrée le ier dimanche après la Pentecôte; la Fête-Dieu le jeudi après ce dimanche 5; l' Immaculée-Conception le 9 décembre; la Saint- Joseph le dimanche après la Nativité. - Tout en acceptant la célébration de la Fête-Dieu, d'origine nettement latine, le concile veut que les autres fêtes indiquées soient célébrées à la date et selon les usages byzantins ; ici, comme en d'autres canons, il fait la part des choses.

Cinq sessions du concile melkite de 1790 s'occupent de la hiérarchie supérieure; elles tiennent compte, en partie au moins, des articles qui concernent cette question dans l'instruction de la Congr. de la Propagande du 29 mai 1789.

La session xxi, l'après-midi du 26 octobre, fixa le statut des évêques; le can. 1 répond à l'art. 8 de l'instruction de la Propagande.

1. Personne ne pourra être désigné comme évêque sans le consentement de tous les autres évêques 6, ou du moins celui du patriarche et de la majeure partie d'entre eux.

2. Le candidat sera choisi par le clergé du diocèse, et, là où c'est nécessaire 7, par les notables laïques. Si les suffrages ne parviennent pas à s'unir sur une candidature, c'est le patriarche qui choisira.

1. Le concile précise qu'il faut se découvrir pendant la grande entrée et s'incliner, mais non point faire de geste d'adoration (cf. concile melkite de Saint- Sauveur de 1751, can. 8.

2. Le concile se réfère au canon de Nicée (il s'agit du can. 20) interdisant les génuflexions le dimanche, et même pendant la semaine de Pâques et à la Pentecôte, et veut qu'il soit observé. Cf. concile de Saint-Sauveur de 1751, can. 8.

3. Le concile cite à ce sujet un texte de S. Jean Chrysostome.

4. Livre contenant des récits pieux sur les saints et sur les principales fêtes.

5. Un office tout à fait adapté au rite byzantin avait été composé pour cette fête par Nicolas Sayegh, supérieur général des Chouérites, et Maxime Hakim, alors évêque d'Alep. Il fut envoyé au Saint-Siège en 1744 et approuvé, après quelques corrections, en 1746.

6. Ce principe est affirmé par la première partie du can. 3 du concile de S.- Isaïe de 1761, que l'art. 8 de l'instruction de la Propagande de 1789 demande de renouveler purement et simplement. Le concile de 1790 ajoute une restriction qui a pour but de permettre au patriarche de ne point tenir compte de quelques évêques qui lui feraient opposition.

7. C.-à-d. là où la coutume permettait également aux laïques d'intervenir.

3. Chaque évêque devra avoir des revenus suffisants pour vivre l.

4. L' évêque devra être un homme de doctrine solide et de conduite éprouvée.

5. Chaque évêque aura un conseiller, muni de la dignité de chorévêque.

6. L'évêque visitera son diocèse chaque année, par lui-même ou par délégué.

7. Il ne se choisira comme serviteurs que des clercs, des moines ou des laïques de vie irréprochable 2. Il ne s'occupera pas d'affaires séculières.

8. Il réunira chaque année son clergé. Il veillera à ce qu'il soit prêché chaque dimanche dans toutes les églises.

9. Il doit résider dans son diocèse, sauf empêchement grave, mais ne peut élire domicile dans un monastère.

10. Avec l'approbation du patriarche, il a le droit d'interdire aux autres évêques de demeurer dans un monastère de son diocèse. Ceux-ci ne peuvent y séjourner que temporairement; ils ne se mêleront pas des affaires du diocèse ou du monastère où ils se trouvent; ils respecteront les droits liturgiques et juridictionnels de l'évêque du lieu.

11. Les religieux vivant auprès des évêques doivent rester fidèles à leurs obligations monastiques; l'évêque ne peut les garder près de lui s'ils sont rappelés par leur supérieur. Pour que celui-ci puisse rappeler un de ses prêtres ayant charge d'âmes, il faut toutefois une cause canonique.

12. Les évêques qui se sont réfugiés dans un monastère et n'observent pas les règles indiquées plus haut 3 seront punis, ainsi que les supérieurs réguliers s'ils sont complices.

La session xxn, le matin du 27 octobre, s'occupa des conflits des évêques, soit avec le patriarche, soit avec leurs subordonnés. L'instruction de la Propagande de 1789 (art. 10 et 13, Ire partie) demandait la modération aux supérieurs, la soumission aux inférieurs.

1. Le patriarche ne portera aucune censure contre un évêque, si ce n'est après examen de la cause avec deux ou trois autres évêques et en présence de l'accusé 4.

1. Cette affirmation est reprise à la fin de l'art. 11 de l'instruction de la Propagande de 1789, mais n'est pas davantage développée. La suite du canon prononce la destitution de l'évêque qui n'aurait pas été désigné régulièrement.

2. Le concile se réfère à un canon de Nicée : il s'agit du can. 3 du Ier concile de ce nom, interdisant la cohabitation avec les femmes étrangères.

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