Cf. Mansi, loc. cit., col
siastiques dans les diocèses melkites contre le P. Nicolas Gaudez, missionnaire lazariste à Alep, défenseur des dernières partisanes d'Hendiyé l.
Ce fut Mazloum lui-même qui fut chargé par le patriarche d'aller demander à Rome la confirmation de l'élection, en même temps qu'il y porterait les récentes décisions prises par les évêques réunis et y plaiderait sa propre cause. Il abandonna sans regret son collège d'Aïn-Traz, qui ne comptait que quelques élèves, et s'embarqua pour l'Europe.
Mais le 21 novembre, Athanase V mourait de la peste. Les quatre évêques melkites élurent le 10 décembre, comme patriarche, Macaire Tawil, évêque de Fourzol 2. Ce dernier prit le nom de Macaire IV et maintint la résidence patriarcale à Saint- Sauveur. Il chargea à son tour Mazloum de demander pour lui, au lieu de la demander pour son prédécesseur, la confirmation du Saint-Siège, mais la Curie romaine, réinstallée complètement à Rome, vit d'un mauvais œil la personne de ce procureur et décida de juger d'abord toutes les affaires melkites en litige.
Le 24 juillet 1815, la Congr. de la Propagande prit les décisions suivantes 3 : l'élection de Mazloum comme évêque d'Alep était rejetée et le pape nommerait pour cette fois son successeur; la lecture des œuvres de Germain Adam serait interdite sous peine d'excommunication, en attendant une décision définitive à leur sujet; le collège d'Aïn-Traz devait être fermé; Mazloum ne pourrait pas retourner en Orient.
Le 15 décembre suivant, avant que ces décisions eussent été notifiées par bref apostolique et qu'il eût lui-même été confirmé dans sa dignité patriarcale, Macaire Tawil mourait. Le 3 juin 1816 seulement, un bref de Pie VII 4, déclarant nulle l'élection de Mazloum à Alep, nommait à cet évêché Basile Araqtingi, supérieur général
1. La sentence n'entre pas dans le détail des accusations portées contre le P. Gaudez, les faits, dit-elle, étant assez connus (trad. italienne dans Mansi, loc. cit., col. 939-940, d'après les archives de la Congr. de la Propagande).