‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 405 sur 1172 · Depuis · texte numérisé non relu

Depuis

4. Etienne Obéïd, supérieur général des Chouérites de 1825 à 1826, ordonné évêque en 1827 sous le nom d' Athanase.

5. Le siège de Beyrouth était vacant depuis la mort d'Ignace Dahan (1822- 1824), successeur de Badra. Le pape Léon XII avait, le 4 juill. 1828, enjoint au patriarche Qattan d'y nommer le chouérite Pierre Chahiat, pourvu que dans l'intervalle aucune élection n'ait précédé (de Martinis, t. iv, p. 704-705) ; le patriarche tint le bref secret et ordonna en toute hâte le chouérite Jacques Riachi, qui prit le nom d'Agapios. Après s'y être d'abord refusé, la Propagande ratifia le fait accompli, mais imposa à Riachi l'aide constante d'un théologien.

6. 14 novembre (vieux style). — Le texte de cette lettre nous est conservé dans un rapport adressé à la Propagande le 13 déc. 1831 par les évêques de S. -Jean d'Acre, de Sidon et de Baalbek (trad. italienne dans Mansi, t. xlvi, col. 960-968).

7. Datée du même jour que la lettre au patriarche et conservée comme elle.

8. La signature de Mazloum ne figure toutefois pas au bas des documents (éd. Mansi, t. xlvi, col. 961-962). Peut-être Mazloum voulait-il continuer par là sa feinte humilité en ne se mettant pas sur le même pied que les évêques?

Cette décision ne devait que donner le change à Rome en attestant la fidélité de Mazloum à sa résolution du mois de juin; les évêques, eux, savaient bien à quoi s'en tenir. Toutefois, pour rester fidèle à sa ligne de conduite, lorsque Athanase Obéïd partit pour aller à Zouq chez le patriarche, Mazloum se retira également et se mit sans doute à la recherche des jésuites qu'il avait abandonnés.

Qattan aurait été disposé à céder aux instances d'Obéïd et même à démissionner, s'il n'avait été soutenu en secret par l'évêque de Beyrouth, homme de peu d'esprit et qui lui devait tout. Il refusa donc tout arrangement et même de réunir les évêques, mais ceux-ci se présentèrent eux-mêmes à lui. Mal reçus d'abord, ils obtinrent cependant de tenir un véritable concile et de convoquer dès lors à cet effet également Maxime Mazloum *.

Nous possédons de ce concile, tenu au couvent des Basiliennes de l'Annonciation de Zouq, une série de dix canons 2, promulgués le 7 décembre; ils renouvellent surtout des décisions du concile de Qarqafé, et une fois de plus, on peut supposer que Mazloum intervint dans la rédaction.

1. Le patriarche n'acceptera aucun appel contre une décision d'un évêque sans avoir entendu celui-ci.

2. Les séculiers et les réguliers doivent observer les règles prescrites pour eux par le concile patriarcal 3; l'évêque punira ceux qui ne s'y conforment point.

3. L'évêque a sur les moines et moniales les droits reconnus par ce concile 4. Aucun moine ne peut entendre les confessions, même à l'intérieur du monastère, sans avoir reçu les pouvoirs de l'évêque diocésain, qui a le devoir d'examiner si celui qui les demande en est digne 5.

4. Le droit d'ordination des réguliers appartient à l'évêque du diocèse, conformément aux règles statuées par ce concile6. Mais les évêques délèguent Ignace Ajjouri et Maxime Mazloum pour examiner tous les candidats, avant qu'ils soient admis à la prêtrise ou au ministère des âmes. L'évêque doit visiter tous les ans son diocèse par lui-même ou par délégué 7. Les dîmes doivent être payées par tous à l'évêque.

1 . Mazloum l'ut convoqué par une lettre du patriarche et par une des évêques.

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