‹ Histoire des conciles d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 499 sur 1172 · Mansi, t. xl, col · texte numérisé non relu

Mansi, t. xl, col

sur l'ancien patriarcat et l'ancienne province de Constantinople ; il gouvernerait le diocèse de Constantinople comme diocèse personnel et résiderait dans cette capitale. Tout cela répondait aux vœux unanimes, mais, sur divers points de détail, la Congrégation prenait des décisions qui allaient à l'encontre de certains canons du concile de Bzommar de 1851 et qui ne furent pas aussi bien reçues par tous.

1. Dans la formule du serment que devait prêter le patriarche, la promesse de ne pas aliéner les biens ecclésiastiques devait s'étendre non seulement aux biens de la mense patriarcale (comme c'était le cas jusqu'alors), mais aussi à ceux de tout le patriarcat, quitte à ce que le Saint-Siège donne de larges pouvoirs de dispense.

2. A la question de savoir s'il fallait définir les privilèges du patriarche conformément à ceux attribués au patriarche maronite par le concile du Mont-Liban 1, la Congrégation décida provisoirement de ne pas répondre.

3. Ni le clergé 2, ni les laïques n'auraient aucune part dans l'élection patriarcale; par conséquent, le droit de présenter des candidats au siège archiépiscopal de Constantinople et aux sièges sufïragants 3, qui leur avait été reconnu en 1853, était supprimé pour ce qui concerne le premier siège.

L'importance de toutes ces décisions n'échappa pas à Pie IX, qui leur consacra trois audiences, les 6, 15 et 18 juin, et fit compléter certains points de sa propre initiative: le patriarche ne serait intronisé et n'aurait de juridiction qu'après avoir été confirmé par Rome, et même alors ne pourrait exercer les cinq actes majeurs avant d'avoir reçu le pallium; tous les évêques arméniens — et non plus seulement ceux de l'ancienne province ecclésiastique de Constantinople — seraient nommés par le Saint-Siège, parmi trois candidats proposés par le patriarche et les évêques, ou même en dehors d'eux, si ceux-ci n'apparaissaient pas suffisamment dignes. Ces dernières règles seraient étendues à toutes les Églises orientales unies — et l'allocution consistoriale pour la confirmation de Hassun était déjà rédigée dans ce sens, lorsque le patriarche maronite Masad et le patriarche melkite Youssef, qui étaient présents à Rome pour les fêtes jubilaires et qui furent pressentis, firent valoir qu'on allait vraiment un peu trop vite en besogne.

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